
Chaque 7 octobre, le monde célèbre la Journée internationale de la communication pacifique,
une occasion de réfléchir à l’impact de nos paroles, de nos silences, de nos attitudes dans nos relations quotidiennes.
Car derrière chaque mot se cache un potentiel : blesser ou guérir, diviser ou rassembler.
Dans nos maisons, nos écoles, nos rues ou sur les réseaux sociaux, la manière dont nous communiquons façonne notre société. La paix ne se construit pas seulement avec des armes déposées, mais aussi avec des paroles apaisées.
À Bukavu, plusieurs jeunes partagent leur vécu :
Amina Shombo, 15 ans :
« Quand je parle à mon frère calmement, parfois il m’écoute. Mais quand je crie, ça finit en dispute. »
Jean Byamungu, 19 ans, étudiant :
« Certains mots blessent plus que des coups. J’ai vu des camarades quitter l’école à cause de propos humiliants. »
Moïse Shukuru, 17 ans :
« Sur les réseaux, les insultes se répandent vite. Ça déclenche parfois des bagarres. »
Ces témoignages rappellent combien la parole peut être une arme, ou un outil de paix.
Pourquoi la communication pacifique est essentielle
Prévenir les conflits: Un mot mal placé suffit à créer une tension. La parole respectueuse peut tout changer.
Renforcer la confiance: Être écouté sans jugement permet aux jeunes de se sentir valorisés.
Favoriser le dialogue: À l’école ou à la maison, la communication non violente encourage l’expression sans peur.
Freiner les discours haineux: En ligne ou hors ligne, éduquer à la parole responsable protège contre la violence verbale.
Construire la paix sociale: La paix naît dans le quotidien, dans la manière dont les membres d’une communauté se parlent.
Défis dans notre contexte
La précipitation dans les échanges
Le mépriset l’humiliation verbale
Les réseaux sociaux où les propos violents se diffusent facilement
Les tensions culturelles ou religieuses qui exacerbent les conflits verbaux
Que faire concrètement ?
Intégrer la communication non violente dans les programmes scolaires
Créer des clubs de parole dans les écoles
Former enseignants, parents et leaders à l’écoute active
Sensibiliser aux dangers des mots blessants, y compris sur internet
Louise bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
