
Chaque premier lundi d’octobre, la Journée mondiale de l’habitat nous invite à réfléchir à l’état de nos villes, à la qualité de nos logements et au droit de chacun à un habitat décent.
Cette année, le thème retenu est « Urban Crisis Response »une réponse aux multiples crises urbaines causées par les conflits, le changement climatique, les déplacements internes et les inégalités grandissantes dans l’accès au logement. Ces défis pèsent lourdement sur les infrastructures et appellent une action collective et urgente.
Les enfants et les jeunes sont parmi les plus touchés :
Beaucoup vivent dans des habitations précaires, sans accès à l’eau potable, à l’électricité ou à des routes praticables.
L’habitat, ce n’est pas seulement un toit, c’est aussi l’accès aux écoles, centres de santé, lieux de jeu et de sécurité.
Lors de crises (glissements de terrain, inondations), ce sont souvent les familles les plus vulnérables qui perdent leur logement.
À Bukavu, comme dans d’autres villes en croissance rapide, les quartiers périphériques s’étendent souvent sans planification, rendant difficile l’accès aux services de base. Cette urbanisation désordonnée accroît les risques pour les jeunes et leurs familles.
Ce qu’il faut faire :
Informer et sensibiliser sur le droit à un logement décent.
Impliquer les jeunes dans la conception des espaces urbains : ils ont des idées, ils doivent être écoutés.
Investir dans les infrastructures des zones marginalisées.
Créer des quartiers inclusifs, avec des espaces sûrs pour tous.
La Journée mondiale de l’habitat est un moment de réflexion, mais aussi un appel à agir.
Aucun enfant ne devrait grandir dans l’insécurité ou l’oubli. Car avoir un toit, c’est bien. Avoir un cadre de vie digne, c’est essentiel.
Gloria Bakulikira volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
