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Dans le but de promouvoir les talents des filles et des femmes dans le cinéma à Bukavu, le programme Kino Bukavu vient de clôturer sa troisième édition consacrée aux productions féminines.

À cette occasion, une séance de projection de quatre courts métrages réalisés durant la semaine Kino Bukavu s’est tenue le vendredi 12 septembre 2025 dans la ville de Bukavu.

Parmi les courts métrages projetés figure le film Makena, une réalisation de l’actrice du cinéma bukavien, Driscile Mastaki.

Abordée par Watoto News, cette dernière précise que son film exprime la souffrance des femmes veuves de militaires morts sur les champs de bataille en RDC.

Une manière pour elle de porter haut la voix de ces femmes qui souffrent en silence.

 » Makena signifie celle qui apporte la joie en swahili. Ce titre représente l’espoir malgré les blessures du passé. Je me suis inspirée de cette histoire pour mettre en lumière la souffrance silencieuse que vivent beaucoup de femmes de militaires dans notre société après la mort de leurs maris « , explique la réalisatrice Mastaki.
 » Elles portent énormément de souffrances , souvent dans l’ombre, et j’avais envie de leur donner une voix à travers ce film » , ajoute-t – elle.

Et de poursuivre :

« Le film Makena porte un message de résilience et d’espoir. Il met en lumière la force intérieure des femmes face aux injustices, et souligne l’importance de croire en soi, même quand tout semble perdu. « 

De son côté, Mme Sandra Simbakwira, directrice de Kino-Bukavu, précise que malgré plusieurs défis, cette troisième édition s’est tenue pour accorder à la femme l’opportunité d’exploiter sa créativité et d’exprimer ses idées grâce au cinéma.

Occasion pour la directrice de Kino-Bukavu de remercier ceux et celles qui se sont mobilisés pour la réussite de la semaine Kino, et d’appeler les autres à soutenir cette initiative afin d’innover le septième art à Bukavu.

Signalons que d’autres séances de projection de quatre courts métrages produits dans le cadre de la semaine Kino Bukavu sont prévues pour présenter au public des contenus qui relatent les réalités de la ville de Bukavu, en vue d’en tirer des leçons pour un changement positif.

Loni Irenge Joël, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu

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