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À l’occasion de la Journée mondiale de la photographie, rencontre avec Richard Weteshe, jeune photographe en herbe de Kabare (Sud-Kivu), dont l’objectif capte le quotidien avec sensibilité et justesse.

À 14 ans seulement, ce passionné de l’image, élève en 8ᵉ année, suit les traces de son père photographe. Entre les bancs de l’école et les marchés de son village, Richard immortalise les instants simples : un sourire d’enfant, une vendeuse au travail, un rayon de lumière sur une colline.

Interview Exclusive:

Q : Richard, comment la photo est-elle entrée dans ta vie ?
R : Par mon papa. Il m’a laissé essayer un jour…et j’ai su que c’était pour moi. Regarder dans l’objectif, c’est comme découvrir un autre monde.

Q : Et les études dans tout ça ?
R : L’école reste ma priorité. Je prends des photos après les cours ou le week-end. J’équilibre bien les deux.

Q : Que veux-tu transmettre à travers tes images ?
R : La beauté du quotidien. Les choses simples que les gens ne remarquent plus. Moi, je les garde en photo pour qu’on n’oublie pas.

Q : Est-ce que ton père t’enseigne encore ?
Richard : Oui. Il me montre comment régler la lumière, comment faire attention à l’arrière-plan, comment respecter les gens qu’on photographie. Il me dit toujours que chaque image doit avoir un sens.

Q : Quel est ton rêve avec la photographie ?
Richard : J’aimerais montrer le Kivu autrement. Pas seulement la guerre ou les problèmes. Je veux montrer la beauté, les sourires, les couleurs, les traditions. Peut-être un jour faire une exposition ou travailler pour raconter l’histoire de mon peuple avec mes images.

Q : Que dirais-tu aux jeunes comme toi, qui veulent se lancer ?
Richard : Même avec un petit appareil, tu peux commencer. Il faut juste aimer ce qu’on fait, être curieux, et respecter les autres. Et surtout, ne jamais abandonner ses études !

A Kabare, l’avenir se développe dans les mains d’un garçon de 14 ans, une photo à la fois.

Richard Weteshe n’a pas encore terminé l’école, mais il commence déjà à écrire avec la lumière.

Photographier, c’est garder ce que les yeux peuvent oublier.

Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes au sud-kivu

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