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À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée chaque 19 août, le bureau OCHA en consortium avec REMED et plusieurs organisations partenaires, a organisé ce mardi 19 juillet 2025 une conférence à l’Université Libre des Pays des Grands Lacs (ULPGL/Goma).

Placée sous le thème « Agir pour l’humanité », cette activité visait à sensibiliser et impliquer les étudiants dans la défense de l’action humanitaire, particulièrement menacée par la désinformation et l’insécurité.

Plusieurs thématiques ont été abordées, notamment les principes humanitaires (neutralité, impartialité, indépendance), la distribution de l’aide et les conséquences néfastes des fausses informations, qui mettent souvent en péril la vie et le travail des humanitaires.

Claudine Joseph, de la coordination OCHA au Nord-Kivu, a salué cette initiative tout en rappelant les enjeux :

« Nous sommes dans un contexte où les humanitaires sont de plus en plus ciblés par la désinformation au cours de cette année, plus de 10 humanitaires ont perdu la vie alors qu’ils allaient porter assistance à leurs semblables»

Elle a également évoqué la crise financière qui entrave les opérations : « Sur le montant total sollicité pour répondre aux besoins humanitaires en province, à peine 15 % ont été mobilisés.»

Les étudiants participants, ont exprimé leur volonté de devenir des relais d’information dans leurs milieux respectifs.

Joséline Igega, étudiante en 2e année de droit:
« J’ai compris que les humanitaires sont indépendants, neutres et impartiaux. Je veux transmettre ce message autour de moi pour que leur travail soit respecté et protégé. Ils risquent leur vie pour aider. »

Josué Bubake étudiant à l’ULPGL, a ajouté :
« Cette conférence m’a appris que chacun peut être humanitaire. Je m’engage à lutter contre les rumeurs qui empêchent l’accès humanitaire et à défendre le rôle des acteurs sur le terrain. »

En mobilisant la jeunesse estudiantine, cette conférence renforce la prise de conscience autour des enjeux humanitaires en contexte de crise, et crée un pont entre les acteurs humanitaires et la société civile, pour un meilleur accès aux populations vulnérables.

Michael Lufungulo journaliste volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News

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