
Dans la ville de Goma, la malaria (paludisme) continue de représenter une menace sérieuse pour la santé des enfants. Pourtant, une solution simple et efficace existe : la moustiquaire imprégnée d’insecticide.
Le Dr Anselme Nvunabandi, pédiatre à la clinique Saint Michel, rappelle l’importance cruciale de son utilisation régulière.
« La majorité des cas graves de paludisme que nous recevons sont des enfants de moins de 5 ans qui ne dorment pas sous des moustiquaires imprégnées », explique-t-il. « Pourtant, cette mesure simple peut réduire jusqu’à 50 % les cas de contamination dans les ménages. »
Le médecin insiste sur l’usage correct : « Il faut bien attacher la moustiquaire autour du lit, éviter de la laver fréquemment car cela réduit l’efficacité de l’insecticide, et ne jamais la suspendre mouillée au soleil. »
Aline, mère de trois enfants vivant à Katoyi, témoigne : « Depuis que mes enfants dorment sous moustiquaire chaque nuit, je ne les emmène plus à l’hôpital comme avant. Avant, c’était une crise de palu tous les mois. »
Même constat pour Jean-Pierre, un père de famille de Majengo : « Mon fils a failli mourir du paludisme. Depuis cet épisode, je m’assure que tous mes enfants dorment sous moustiquaire. C’est devenu une habitude familiale. »
Le Dr Anselme note avec regret que certaines familles utilisent encore ces moustiquaires à d’autres fins, comme la pêche ou la protection des jardins : « C’est une perte énorme. Une moustiquaire, c’est une barrière entre la piqûre mortelle du moustique et l’enfant. La détourner de sa fonction, c’est exposer une vie. »
Il conclut avec un appel clair : « Pour sauver nos enfants, utilisons les moustiquaires comme il faut. C’est un geste simple, mais c’est une vie qu’on protège chaque nuit. »
Dormir sous moustiquaire, c’est offrir à chaque enfant une nuit de paix… et une chance de grandir en bonne santé.
Michael Lufungulo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
