
Je m’appelle Michaella Mugisho, enfant journaliste du RJAE -Junior.
Je vous parle de la célébration de la Journée de l’Enfant Africain.
Le 16 juin de chaque année, le monde célèbre la Journée de l’Enfant Africain, une date symbolique pour réfléchir aux droits de l’enfant africain.
En République démocratique du Congo, cette journée a été étouffée par les cris des enfants déplacés et l’indifférence générale.
Dans plusieurs provinces de l’Est du pays, les enfants vivent un quotidien marqué par la guerre. Arrachés à leurs foyers, réfugiés dans des camps surpeuplés ou dans des localités reculées, ils grandissent loin de la stabilité, loin de l’école, loin de leurs droits les plus élémentaires.
La guerre a fait fuir élèves et enseignants. Les écoles sont désertées, les effectifs chutent. Privés de salaires depuis des mois, de nombreux enseignants abandonnent les salles de classe. Le droit à l’éducation, pourtant inscrit dans la Constitution, est aujourd’hui un luxe inatteignable pour des milliers d’enfants congolais.
Sur le plan économique, la situation est tout aussi alarmante. De nombreux parents ont perdu leur emploi à cause des déplacements et de l’insécurité. Incapables de subvenir aux besoins de leurs enfants, ils se battent chaque jour pour trouver de quoi nourrir, soigner ou scolariser leur progéniture. L’enfance est ainsi sacrifiée sur l’autel de la survie.
Face à cette triste réalité, je suis vraiment choquée de voir à quel point l’accès à l’éducation et à l’amour régresse chaque jour.
Chères autorités, tous les regards sont tournés vers vous,détruire ou construire l’avenir de ce bon pays à travers ses enfants.
Derrière chaque enfant en détresse se cache un avenir qu’il est encore temps de sauver.
Que la paix règne.
Michaella Mugisho, enfant journaliste du RJAE
