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En République Démocratique du Congo, la signature d’un arrêté interministériel réduisant de 50 % les frais académiques et de logement en faveur des étudiants en situation de handicap dans les établissements de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) suscite un profond soulagement à travers le pays. Pour de nombreux jeunes concernés, cette mesure représente une véritable bouffée d’air après des années de marginalisation silencieuse.

L’arrêté, signé le lundi 2 juin 2025 à Kinshasa par la ministre de l’ESU, Professeure Marie-Thérèse Sombo, et la ministre déléguée en charge des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables, Irène Esambo Diata, marque une étape majeure dans l’inclusion sociale en milieu universitaire. Cette information a été rapportée par l’Agence Congolaise de Presse (ACP).

Selon les deux membres du gouvernement, cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’application de la loi organique n° 22/003 portant protection et promotion des droits des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables.

« Dans le cadre de la mise œuvre de la loi organique numéro 22/003 portant protection et promotion des droits des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables, la Ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, professeur Marie-Thérèse Sombo et moi, la Ministre déléguée en charge des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables, avons signé, en ce jour du lundi 02 juin 2025, un arrêté interministériel portant réduction à 50% des frais académiques et des logements en faveur des étudiants handicapés dans tous les établissements d’enseignement supérieur et universitaire en République démocratique du Congo », a déclaré Irène Esambo Diata.

Et d’ajouter :

« Cet arrêté interministériel qui entre en vigueur, dès la rentrée académique prochaine, concrétise ainsi la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de la Rdc, dans le secteur de l’éducation inclusive, juste et équitable pour tous en République démocratique du Congo ».

Pour sa part, la Professeure Marie-Thérèse Sombo, ministre de l’ESU, s’est dite satisfaite de voir l’effectivité de cet arrêté, qui entre en vigueur dès l’année académique prochaine, soulignant qu’elle veillera personnellement à son application effective.

« Et je crois que le Président de la République, le Grand Chancelier des universités et instituts supérieurs ainsi que notre Capitaine Madame la Première Ministre seront fiers de nous et surtout de vous parce que nous avons une personne qu’il faut à la place qu’il faut », a-t-elle fait savoir.

Longtemps ignorés par les politiques publiques, les jeunes handicapés ont dû affronter seuls des obstacles financiers, matériels et sociaux pour espérer accéder à l’enseignement supérieur. Faute de moyens, beaucoup abandonnaient en cours de route ou ne tentaient même pas l’aventure universitaire. Cette réduction constitue donc bien plus qu’une simple mesure économique : elle est perçue comme un acte de justice sociale.

De nombreux étudiants espèrent que cette décision ouvrira la voie à d’autres avancées, notamment l’amélioration de l’accessibilité dans les campus et la lutte contre les discriminations encore fréquentes. Pour l’instant, elle redonne espoir à une jeunesse souvent invisible, mais qui aspire, elle aussi, à apprendre, à réussir, et à contribuer au développement du pays.

Pascal Marhegane Ki-Moon,
Volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News (avec ACP)

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