
Dans un contexte marqué par l’insécurité et les violences, l’écriture peut devenir un puissant moyen d’expression et de guérison. C’est dans cette optique qu’un atelier de slam et de poésie s’est tenu le jeudi 29 mai 2025 à la Bibliothèque de Paix de Panzi, chez Cocorico/Asbl. Pour amener les jeunes écrivains, poètes, humoristes et slameurs à utiliser leurs talents artistiques comme outils de résilience face aux épreuves liées à la guerre.
Animé par l’artiste slameur, rappeur et poète Sar Eddy Safari, l’atelier s’est articulé autour du thème « L’écriture comme outil de résilience en période de guerre ».
L’intervenant principal a insisté sur le pouvoir de l’écriture comme moyen de partage, de libération et de reconstruction.
« Le fait de raconter ce qu’on a vécu, de l’écrire et de le partager, permet de créer un cercle de solidarité où chacun trouve la force de résister. Quand j’écris un texte, et que d’autres écrivent aussi, qu’on met tout cela ensemble, on entre dans un processus de résilience », a expliqué Sar Eddy Safari

Parmi les participants, Fortunée Iragi, jeune artiste slameuse, a souligné que l’écriture reste un moyen fort de ne pas sombrer dans le désespoir : « On ne doit pas dire que tout est fini. On doit se relever. Ce qu’on a appris, on doit l’utiliser. Nous, artistes, devons capitaliser ce moment difficile à travers nos textes ».
Cette initiative a offert un espace d’expression libre, mais aussi un moment de réconfort pour ces jeunes créateurs, convaincus que la plume peut soigner les blessures invisibles laissées par la guerre.
Rehema Namegabe Esther
