
Le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévention sociale de la République démocratique du Congo (RDC) a officiellement déclaré une épidémie de choléra, le 5 mai 2025 après une recrudescence alarmante des cas dans plusieurs provinces du pays.
Selon le communiqué signé par le docteur Kamba Mulanda Samuel Roger, ministre de la Santé, 18 385 cas de choléra ont été notifiés depuis le début de l’année, entraînant 364 décès, soit un taux de létalité de 2 %, supérieur au seuil recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de 1 %.
Les provinces les plus touchées incluent la Tshopo, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Maniema et le Tanganyika. La situation est exacerbée par des facteurs tels que les inondations dues aux fortes pluies, les déplacements massifs de populations causés par l’instabilité politique, et les mouvements transfrontaliers avec des pays voisins comme l’Angola et la Zambie.
Le choléra se manifeste par une diarrhée aqueuse sévère, des vomissements, des douleurs abdominales et une déshydratation rapide. Certaines personnes peuvent être porteuses sans présenter de symptômes, contribuant ainsi à la propagation silencieuse de la maladie.
Le ministère appelle à une mobilisation générale pour renforcer les mesures d’hygiène, assurer l’accès à l’eau potable et aux soins de santé, et intensifier la surveillance épidémiologique afin de contenir la propagation de l’épidémie.
Le choléra est une maladie extrêmement virulente qui se transmet par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. Les symptômes apparaissent entre 12 heures et 5 jours après l’ingestion des aliments ou de l’eau contaminés. Cette maladie touche les enfants comme les adultes et, en l’absence de traitement, elle peut entraîner la mort.
Pour se protéger contre cette maladie, le gouvernement invite la population à observer les mesures suivantes :
-Se laver correctement et régulièrement les mains avant de manger, après être allé aux toilettes, avant de préparer les aliments et immédiatement après avoir été en contact avec du sang ou d’autres liquides biologiques.
-Cuire suffisamment les aliments.
-Éviter de manger des salades ou des crudités faites à partir de fruits et légumes frais.
-Boire de l’eau bouillie ou purifiée avec du chlore et la conserver en lieu sûr dans un récipient propre et bien fermé avant consommation pour éviter toute contamination.
-Manger des fruits et légumes qui ont été bien lavés avec de l’eau propre.
-Éviter les aliments non couverts ou non protégés provenant des rues.
Vu la situation actuelle de la maladie, le gouvernement, à travers le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, a activé le Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP) en mode réponse de niveau 1, en vue de couper la chaîne de transmission et de limiter la mortalité due au choléra. Des actions de santé publique sont indispensables et mises en place à travers une riposte multisectorielle rapide, avec la participation de la communauté, des organisations et des agences des Nations Unies.
Le gouvernement rassure la population que les experts du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, ainsi que les partenaires, sont à pied d’œuvre sur le terrain pour endiguer ces épidémies. Il exhorte la population à observer les mesures d’hygiène individuelle, collective et environnementale pour se protéger contre la maladie et à faire recours aux services de santé les plus proches devant tout cas suspect de choléra.
Michael Lufungulo journaliste volontaire pour les enfants
