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À Mukukwe, dans la commune d’Ibanda, le terrain de football est devenu un véritable sanctuaire pour les jeunes et les enfants.

Ces derniers s’entraînent avec détermination sous le soleil ardent, leurs visages marqués par l’effort. Certains jouent pieds nus, d’autres portent des chaussures usées, mais tous partagent une passion commune : celle du football.

Dans un pays où le chômage des jeunes atteint des sommets alarmants et où beaucoup se laissent tenter par la délinquance ou la drogue, cette scène sur le terrain envoie un message d’espoir.

Pour ces jeunes, jouer au football n’est pas qu’un simple divertissement ; c’est une échappatoire, un rêve et parfois même un plan de vie.

Malgré l’état dégradé du terrain et le manque de ressources, leur volonté de progresser est palpable. Encadrés par quelques anciens du quartier ou motivés entre eux, ils s’entraînent jour après jour, animés par l’espoir d’un avenir meilleur.

Cette mobilisation témoigne du pouvoir du sport sur la jeunesse. Un passionné de sport rencontré à Mukukwe a exprimé son souhait que le gouvernement, les partenaires et les sponsors investissent davantage dans ces initiatives.

« C’est merveilleux de voir combien cette passion unit les jeunes. Si nous avions plus de soutien pour organiser des tournois de paix et fournir des équipements, le sport pourrait rapprocher les jeunes, canaliser leurs énergies et construire un avenir meilleur plutôt que de sombrer dans la délinquance », a-t-il déclaré avec un soupir.

Au-delà du terrain de Mukukwe, d’autres jeunes se retrouvent également sur les routes ou dans les quartiers pour jouer au football, surtout durant les week-ends. Cette passion collective est un véritable phare d’espoir pour une jeunesse en quête de sens et d’opportunités.

Fabien Bukuze

Auteur/autrice

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