
Chaque 23 avril, la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur est célébrée à travers le monde. En République Démocratique du Congo, cette journée prend une dimension toute particulière, en mobilisant la jeunesse congolaise autour de la lecture, de la créativité et de l’expression culturelle. Cela d’autant plus que de moins en moins des jeunes lisent, emportés par le monde numerique et ses gadgets.
Dans plusieurs villes congolaises comme Kinshasa, Bukavu, Goma, Lubumbashi ou Kisangani, cette journée est un moment pour les jeunes de se réunir dans les écoles, bibliothèques et centres culturels en vue de lire des extraits d’auteurs congolais et africains, participer à des concours de poésie et de slam, écrire des contes inspirés de la culture locale, et débattre sur le rôle du livre dans leur avenir.

Cette année, il y a pas eu le même engouement dans nombreuses bibliothèques de Bukavu, suite à la situation securitaire précaire, mais néanmoins, pour beaucoup de jeunes de Bukavu et d’autres provinces de la RDC, le livre représente une ouverture vers le monde, mais aussi un moyen de mieux comprendre leur propre culture.
À travers des lectures d’auteurs comme Sony Labou Tansi, Emmanuel Dongala, ou encore, Muzalia Zamusongi, Charles Djungu Simba, les jeunes découvrent des récits proches de leur quotidien et nourrissent leur imagination et leur esprit critique.Cette Journée mondiale du livre devra rappeler aux jeunes qu’ils sont les auteurs d’aujourdhui et de demain, et que leur rapport au livre peut transformer leur parcours, leur communauté et leur pays. Alliance Birhange
