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Le manque d’eau potable continue de poser de sérieux problèmes sanitaires dans plusieurs quartiers et avenues de la ville de Bukavu. Ce problème affecte particulièrement l’hygiène des jeunes filles, qui font face à de nombreuses difficultés, surtout lors de leur période menstruelle.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, l’absence d’eau dans les ménages force ces jeunes filles à réduire la fréquence de leur toilette intime, ce qui les expose à des infections et affecte leur bien-être général.

Certaines élèves préfèrent même s’absenter de l’école pendant cette période par manque d’accès à de l’eau propre pour se gérer correctement.

Les familles sont également contraintes d’acheter de l’eau à des prix élevés auprès de revendeurs, ce qui rend son usage rationné, voire insuffisant, pour couvrir les besoins d’hygiène personnelle.

Ce phénomène accentue les inégalités et compromet la dignité des jeunes filles, déjà vulnérables dans des milieux à faibles revenus. Des voix s’élèvent au sein de la société civile pour exiger des mesures urgentes, notamment la réparation des réseaux de distribution d’eau, la mise en place de points d’accès publics et l’intégration des besoins spécifiques des filles dans les politiques d’accès à l’eau et à l’hygiène.

En attendant une solution durable, ces jeunes filles continuent de faire face à une situation préoccupante qui freine leur épanouissement et compromet leur santé.

Gloria Bakulikira, volontaire pour les enfants à Bukavu

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