
Le 16 avril de chaque année, le monde célèbre la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants. A Miti , en province du Sud-Kivu, les droits des enfants sont quotidiennement bafoués.
Certaines formes voilée d’esclavage se manifestent, tant directement qu’indirectement, dans cette région, où les enfants sont victimes d’un contexte sécuritaire incertain.
Certains sont confrontés à des travaux lourds sans aucune contrepartie financière pour survivre et se nourrir, en raison de la situation économique instable de leurs parents.
D’autres subissent des violences sexuelles, des agressions et diverses pratiques néfastes par manque d’encadrement.
À ce sujet, Bashwira Mwerwe Stanislas, président de la société civile et défenseur des droits de l’homme dans l’un des villages locaux, met en lumière l’article 4 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui interdit l’esclavage et la traite sous toutes ses formes. Il appelle à la vigilance des adultes qui exploitent les enfants dans sa juridiction, notamment dans les travaux agricoles.
« Toute personne adulte qui profite consciemment de la vulnérabilité des enfants en cette période de conflit doit cesser ou être prête à répondre de ses actes. Nos enfants travaillent au-delà de leurs capacités, et c’est intolérable », déclare-t-il à une correspondante de Watoto News.
Il ajoute également qu’en raison du manque d’encadrement, on assiste à des mariages forcés imposés aux jeunes adolescentes après un arrangement entre responsables.
Bashwira appelle les adultes à prendre leurs responsabilités : « Si ces pratiques continuent d’être appliquées envers nos enfants sous nos yeux impuissants et sans notre implication, nous risquons de ruiner l’avenir de notre contrées.C’est sur les épaules de ces enfants que repose notre futur. »
Il insiste également sur la nécessité d’impliquer les autorités à tous les niveaux ainsi que les organisations nationales et internationales chargées de la protection des enfants pour mettre un terme à ces actes d’esclavage voilé dont les enfants sont victimes.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants à Miti-Murhesa
