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Le Projet d’urgence en éducation a été une réponse « adéquate et appropriée » aux besoins exprimés par les enfants déplacés et retournés de 16 écoles du territoire de Fizi au Sud-Kivu. C’est ce qu’indique le Sous-Proved de Fizi 2, César Selemani, dans un entretien avec Watoto News.

« Ce projet a amélioré la qualité de l’enseignement et à des pourcentages très considérables au regard du besoin qui a été exprimé par la communauté scolaire et locale. Et c’est à cela que l’ONG ARPS a répondu. Nous estimons que la réponse a été adéquate et appropriée, » a-t-il déclaré.

Exécuté par l’organisation Action pour la Réhabilitation et Promotion Sociale (ARPS), ce projet d’urgence en éducation appuyé par l’UNICEF sur fonds suédois, est venu en réponse aux besoins de 5.000 enfants et adolescents en dehors du système scolaire, à la suite des crises humanitaires qui touchent les populations dans les hauts et moyens plateaux de Fizi.

Des écoliers ont ainsi reçu des kits scolaires, des kits récréatifs, et des matériels didactiques ont été distribués aux enseignants. Différentes formations ont été organisées au profit des enseignants, ainsi que des cours de rattrapage, et des espaces temporaires d’apprentissage ont été construits.

« Il y a un changement positif, par rapport aux enseignants qui ont bénéficiés des formations. Aussi, l’appui psychosocial aux enfants qui se sont déplacés a beaucoup aidé suite au traumatisme qu’ils ont, mais également l’éducation et la consolidation de la paix. Avec les kits récréatifs, les enfants deviennent plus motivés qu’avant, car ils étaient juste entre eux mais maintenant on peut déjà remarquer le sentiment de joie qu’ils expriment car ils peuvent désormais se recréer. Ça va faire 6mois qu’on est là, mais quand nous circulons dans la zone il y des bénéficiaires qui manifestent le besoin car il y a des mouvements de population qui continuent’’ déclare Christian Kafafa, chef de base ARPS/Baraka.

Des déplacements, alors que nombreux défis subsistent, explique le Sous-Proved Selemani. Selon lui, il y a toujours des écoles construites en paille, d’autres se sont écroulées, et d’autres sont idondées.

 «Certaines écoles notamment celles d’Ubwari sont construite en matériaux non durable et on remarque certaines écoles qui se sont écroulés et d’autre écoles qui n’abritent pas les élèves selon les normes administratives. Il y a également des écoles dans la route Mwenga qui subissent une dégradation avancée, mais également ici à Baraka notamment à Katanga, Nemba où nous avons remarqué des écoles qui sont construites en roseau et couvertes en paille,» déplore-t-il.

Celui-ci appelle les partenaires humanitaires à intensifier leur appui dans le secteur de l’éducation, afin que les enfants touchés par l’insécurité et des catastrophes naturelles dans ce territoire puissent continuer à apprendre dans des meilleures conditions.

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