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Dans la sous division de Walungu 2 précisément à Kamanyola, les écoles ont adopté des mesures urgentes pour barrer la route aux maladies hydriques et la Mpox. Ceci intervient grâce aux sensibilisation régulière des équipes Ecole amie des enfants larguées sur terrain par l’ong ODH avec l’appui financier de l’UNICEF.  

Watoto news a rencontré à Nyangezi quelques directeurs d’écoles et élèves pour comprendre les mesures prises et leurs incidences des multiples vagues de sensibilisation sur comment proteger des enfants contre les maladies hydriques.

« le travail de l’équipe EAE est fantastique car à part la sensibilisation des eleves aux mesures barrières, elle a renforcé les capacités des enseignants à guider les élèves sur comment prévenir ces maladies…depuis les mois de février nous avons eu a enregistrer un seul cas de Mpox et cela est due à l’accompagnement que nous recevons ici en serie… les enseignants ont suivi une formation sur la lutte contre la Mpox, mais aussi pendant la première vague de sensibilisation de février notre école a été dotée des kits de lavages de mains avec les matériels nécessaires comme les laves mains, les bidons, des bassins et des savons. Nous remercions le gouvernement à travers cette collaboration avec l’Unicef parce que grâce à elle nos enfants sont mieux protéger contre les maladies en milieu scolaire» dit Kashindi François, directeur de l’école primaire Kashali à kamanyola.

Les élèves atteints du Mpox dans ces écoles sont heureux de la prise en charge et sont suffisamment informés sur la maladie et la gestion.

Olame Ushindi, élève à l’école primaire Kashenyi parle de son expérience personnelle quand il a été atteint de la Mpox et la prise en charge qu’il a reçu. « Je connais la maladie de Mpox parce que moi-même j’ai été souffrant. J’avais remarqué quelques boutons poussés sur mon corps mais ce n’était pas si grave. Au bout d’une semaine les boutons remplissaient déjà presque tout mon corps.  J’avais des forts maux de tête et des faiblesses, mon école a signalé mon cas, et c’est alors que j’ai été conduit à l’hôpital. Arrivé à l’hôpital après des examens le médecin a dit que c’était le Mpox.  J’ai suivi les soins ambulatoires à l’hôpital de Kamanyola. Les soins ont été gratuits. Après une semaine je suis rentré à l’école pour poursuivre avec les cours. Au retour,  j’avais un peu honte mais les enseignants m’ont fait comprendre que la Mpox est une maladie comme tant d’autre »,  dit-il

Pour Nyota Amani, une élève de EP Kashali, guérie aussi de la Mpox, c’est une bonne sensibilisation dans leur ecole et une bonne prise en charge qui l’ont aidées. Désormais, Nyota sensibilise les autres enfants : « Après la maladie et les sensibilisations que j’ai reçues, je sais désormais que pour me prévenir, je dois me laver les mains avec de l’eau propre et du savon, je ne doit pas toucher les animaux ramassés morts, ou des personnes ayant la maladie. Je sais aussi qu’il faut veiller à la propreté en mangeant des choses propres et laver les fruits » dit-elle.

Nyota Amani ajoute en lançant un appel à tous les enfants qui négligent de prendre au sérieux la maladie : « Je dis à tous les enfants que Mpox existe parce que j’en suis moi-même le témoin. Qu’ils se protègent et prennent au sérieux les mesures barrières pour ne pas attraper cette maladie qui est également mortelle ».

Par ailleurs, les sensibilisateurs de EAE continuent de renforcer les messages de prévention dans les écoles surtout en cette période où les enfants approchent les grandes vacances. Dans une série de sensibilisation à l’EP Kashali et EP Kashenyi, les sensibilisateurs invitent les enfants à toujours se laver les mains et boire de l’eau propre.

Emmanuella Bahindwa, volontaire pour les enfants et les jeunes

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