
À l’occasion de la Journée mondiale du travail, qui se célèbre ce 1er mai, les jeunes du territoire de Kabare expriment des sentiments partagés face à une réalité marquée par le chômage, l’emploi informel et la précarité professionnelle.
Pour mieux comprendre cette réalité, Watoto News a dépêché son correspondant sur le terrain afin de recueillir des témoignages des jeunes de Kabare.
Benjamin, 27 ans, diplômé en gestion de l’environnement depuis trois ans, vit toujours sans emploi stable.
« Chaque 1er mai me rappelle que je suis encore dans l’attente. Je me bats avec des petits boulots, mais je n’ai aucun avenir tracé », confie-t-il, visiblement découragé.
À l’opposé, Grâce, 25 ans, employée dans une boutique privée de vente d’intrants agricoles, estime avoir de la chance ; toutefois, elle nuance un peu son propos :
« Je travaille sans contrat, pas de sécurité sociale ni congé. C’est mieux que rien, mais on ne peut pas construire un avenir là-dessus. »
Le secteur privé, bien que dynamique à Kabare, peine à absorber les nombreux jeunes qualifiés. Un responsable d’une entreprise locale de fabrication d’eau minérale explique :
« Nous avons besoin de jeunes motivés et compétents, mais nos capacités d’embauche sont limitées. C’est frustrant de devoir refuser des candidats compétents faute de moyens. »
Entre ambition, débrouillardise et désillusion, cette Journée du travail rappelle aux jeunes de Kabare le long chemin qu’il reste à parcourir pour accéder à un emploi digne et sécurisé.
Pascal Marhegane Ki-Moon (PMK), volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare
