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À l’occasion de la Journée mondiale des sages-femmes, des sages-femmes du territoire de Kabare alertent sur les conséquences directes des difficultés d’accès aux soins maternels sur la survie et la santé des nouveau-nés.

Dans plusieurs localités, elles constatent que des femmes enceintes n’atteignent pas les structures sanitaires au moment de l’accouchement. Certaines mettent au monde leurs enfants en cours de route ou à domicile, sans assistance qualifiée, exposant ainsi les bébés à des complications évitables dès les premières heures de vie.

« Lorsqu’un accouchement se fait en dehors d’un centre de santé, le nouveau-né est directement exposé à des risques, notamment en cas de complications ou d’absence de soins immédiats »,

explique une sage-femme.

Selon ces professionnelles, cette situation est liée à plusieurs facteurs, dont le manque d’information, l’éloignement des structures et les contraintes sécuritaires. Les activités de sensibilisation, habituellement assurées par les relais communautaires, sont aujourd’hui limitées dans certaines zones.

« Les relais communautaires n’arrivent plus à atteindre régulièrement les familles, ce qui fait que certaines femmes ne sont pas suffisamment préparées à l’accouchement »,

ajoutent-elles.

Au-delà des difficultés d’accès, les sages-femmes évoquent également le manque d’équipements adaptés et la nécessité de renforcer leurs capacités pour mieux prendre en charge les mères et les enfants.

« Nous avons besoin de matériel et de formations continues pour garantir des soins de qualité aux mères et aux nouveau-nés »,

soulignent-elles.

Face à cette situation, elles appellent à un soutien accru afin de renforcer les services de santé maternelle et néonatale, tout en insistant sur l’importance du suivi des consultations prénatales. Elles encouragent les femmes enceintes à se préparer à temps pour l’accouchement, afin de réduire les risques pour leurs enfants.

Dans ce contexte, les sages-femmes rappellent que la protection de l’enfant commence dès la naissance, et qu’un meilleur accès aux soins reste essentiel pour garantir un départ en vie plus sûr aux nouveau-nés dans le territoire de Kabare.

Par Yseult Lwango,volontaire pour les enfants et les jeunes .

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