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Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a présenté ce mercredi 9 avril 2026 à Bukavu le bilan de ses interventions humanitaires au Sud-Kivu, à l’occasion d’un briefing destiné aux journalistes de la région. La rencontre avait pour objectif d’informer la presse sur les activités menées par l’institution et de renforcer la compréhension du rôle crucial des médias dans un contexte marqué par les conflits et les déplacements de populations.

Présent dans plusieurs territoires affectés par l’insécurité, notamment Kalehe, Walungu, Uvira et Fizi, le CICR a concentré ses actions en 2025 sur l’assistance aux populations touchées par les combats, aux blessés et aux personnes privées de liberté. Selon Wendy Fleury, cheffe de la sous-délégation du CICR au Sud-Kivu, ces interventions humanitaires ont inclus des distributions de biens essentiels et d’aide financière, des appuis agricoles, la réhabilitation d’infrastructures d’eau ainsi que le soutien aux services de santé.

« Nos réponses sont de deux ordres : des actions d’urgence pour répondre aux besoins immédiats, et un accompagnement des communautés pour rétablir les revenus et l’autonomie »,

a expliqué Mme Fleury.

Parmi les actions concrètes, le CICR a indiqué qu’en 2025, 1 216 blessés par arme ont été pris en charge dans trois structures hospitalières, dont l’Hôpital provincial général de référence de Bukavu et les hôpitaux généraux d’Uvira et de Fizi. Depuis le début de l’année 2026, 541 patients ont déjà été traités. Une distribution d’assistance financière a également bénéficié à 3 200 ménages sur l’axe Borembo-Namisha, dans le territoire de Fizi, au profit des familles déplacées et des communautés d’accueil.

L’appel aux médias à contrer la désinformation

Lors du briefing, Wendy Fleury a souligné l’importance des médias pour garantir une information fiable auprès des communautés.

« L’idée était de réunir les journalistes parce que vous avez un rôle essentiel pour diffuser l’information, surtout dans des périodes où la désinformation peut circuler »,

a-t-elle déclaré.

Elle a insisté sur le fait qu’une information correcte contribue à limiter les conséquences des conflits sur les populations et à renforcer la résilience des communautés.

À travers ses actions et son appel aux journalistes, le CICR confirme que la solidarité humanitaire et une information exacte sont cruciales face aux défis posés par les conflits dans la région.

Gabriel Cubaka, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu

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