0 5 minutes 1 mois

La ville de Goma a vibré ce dimanche 29 mars au rythme de la 7 ème édition du festival Musika na Kipaji, un rendez-vous culturel devenu incontournable, dédié à la promotion du leadership féminin, à la valorisation des talents des jeunes filles, ainsi qu’au renforcement de la cohésion sociale et de la paix à travers les arts.

Dans une ambiance à la fois festive et empreinte d’émotion, l’événement a rassemblé des centaines de participants venus de différents quartiers de Goma et de ses environs.Au cœur de cette célébration : des jeunes filles talentueuses, déterminées à faire entendre leur voix et à exprimer leur créativité.

Les activités ont débuté par un concours d’éloquence nommé Femin’art, opposant des élèves de deux écoles locales, dont Mama Yetu. À travers des échanges riches et engagés, les participantes ont mis en lumière le rôle essentiel de la femme dans la construction d’un monde meilleur. Cette séquence a été suivie d’un défilé de mode mettant en valeur de jeunes filles formées en stylisme dans le cadre du programme Musika na Kipaji.

Dans son mot d’ouverture, la coordinatrice du festival, Esther Abumba, a rendu hommage à la résilience des femmes, qu’elle considère comme de véritables héroïnes du quotidien.

« Je tiens à saluer la bravoure de ces femmes résilientes, celles qui, chaque matin, portent la ville sur leurs épaules avec dignité »,

a-t-elle déclaré.

Elle a également insisté sur le rôle fondamental de la culture dans la construction de la paix :

« La culture est le dialogue le plus puissant pour bâtir une paix durable. Elle commence dans les cœurs avant de s’inscrire dans les accords et les traités. »

La scène artistique a ensuite été animée par plusieurs performances musicales remarquées, notamment celles de Band Music, Charmeuse, Chanceline, Esther Cirezi, Clem Cléopâtre et Dety Derba, qui ont su enflammer le public et créer une atmosphère électrisante.

Parmi les prestations les plus marquantes, celle de Clem Cléopâtre a particulièrement retenu l’attention. Dans une interview accordée à Watoto News, l’artiste a souligné la nécessité de construire une société plus équitable, où les droits de tous, hommes comme femmes, sont respectés.Elle a également invité les femmes à aller au-delà des discours sur le féminisme pour démontrer leur valeur à travers des actions concrètes et positives.

De son côté, Dety Derba a conquis le public avec sa nouvelle chanson Aseme porteuse d’un message fort :

« ne jamais abandonner et continuer à se battre pour son bien-être, car chacun est l’artisan de son propre destin. »

Les participants n’ont pas caché leur satisfaction. Hassan Ndayishimmiye, opérateur culturel venu du Rwanda, s’est dit impressionné par la diversité et la qualité des talents féminins présents :

« Je suis très heureux d’avoir participé à ce festival. J’ai découvert des jeunes filles aux talents incroyables. »

Même enthousiasme du côté d’Innocent Mashamalirwa, habitant du quartier Les Volcans :

« Je suis agréablement surpris. Voir ces jeunes filles manipuler des caméras et produire de si belles images est vraiment inspirant. »

Il a également encouragé les hommes à soutenir davantage ces initiatives afin de permettre aux jeunes filles de s’épanouir pleinement.

« Désormais, pour les événements familiaux, je ferai appel à ces jeunes photographes issues de Musika na Kipaji »,

a-t-il affirmé.

Depuis 2019, le festival Musika na Kipaji ne cesse de mobiliser des milliers de personnes chaque année, offrant un moment d’expression et de visibilité à de jeunes talents féminins qui, à travers leurs multiples compétences, contribuent activement au développement de leur communauté.

Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News

Auteur/autrice

Laisser un commentaire : Que pensez-vous de cet article ?

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.