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Convaincus que l’implication des enfants dans la protection de l’environnement constitue un moyen supplémentaire dans la recherche des solutions, des journalistes de Bukavu s’engagent à impliquer les enfants après avoir été formé pendant deux jours sur les enjeux environnementaux par la coopération suisse.

La question de la protection de l’environnement étant vaste et sensible, les responsabilités se situent à tous les niveaux, les enfants et les jeunes ont également un rôle à jouer, que ce soit dans la gestion des déchets, le reboisement ou la lutte contre le déboisement.

« À travers cette formation, je reconnais la place de l’enfant dans la protection de l’environnement. Comme on le dit : “Ce que vous faites pour moi sans moi, vous le faites contre moi.” Nous devons donc faire participer les enfants aux questions liées à l’environnement. En tant que journaliste, je sais que désormais je devrai les faire participer à mes productions pour un changement plus durable. D’abord à travers l’éducation, pour qu’ils comprennent l’importance de l’arbre, ce qu’est le changement climatique, les déchets et leur catégorisation. Ensuite, leur donner des espaces d’expression à travers des émissions et des interviews pour savoir ce qu’ils pensent, et enfin les sensibiliser afin qu’ils soient également impliqués dans les dynamiques de recherche de solutions »,

affirme Gloire Koko, journaliste à Mama Radio.

De son côté Sylvie Nabintu, point focal média du projet Bukavu Ville Verte dans le cadre de la campagne Mois Vert, insiste sur l’importance que cette organisation accorde à l’implication des enfants dans la conservation de la nature.

« La Coopération suisse, à travers cette formation, veut que toutes les parties prenantes soient impliquées dans la gestion de l’environnement. Former les journalistes, c’est permettre d’atteindre toutes les couches de la population, dont les enfants font partie »,

dit-elle.

Le journalisme de solutions appelle les journalistes à impliquer les plus jeunes et à éduquer cette pépinière, gage d’un avenir meilleur. Eugide Kitumaini, facilitateur de la formation, met un accent particulier sur cette question.

« Les enfants qui aspirent à devenir de bons journalistes sont appelés à devenir des journalistes de solutions. Ces derniers sont des acteurs clés du changement. Je demande aux journalistes de retrouver ces couches de la population là où elles se trouvent, dans les écoles et les ménages, de leur donner la parole et de voir comment utiliser leurs voix pour sensibiliser les autres et les éduquer. À travers eux, il y a l’assurance d’un monde où les conséquences du changement climatique seront fortement réduites. »

Les enfants, premières victimes du changement climatique à travers la pollution et la mauvaise gestion des déchets, doivent participer activement à la prévention et à la gestion environnementale.
Notons que , Mois Vert est une campagne de la Coopération suisse, qui vise à impliquer toutes les couches de la population afin de redonner à la ville sa verdure, et faire d’elle un endroit où il fait bon vivre.

Emmanuella Bahindwa volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News

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