
Après plus de trois semaines sans réseaux de téléphonie mobile dans plusieurs localités du territoire de Kabare, le signal Airtel a de nouveau commencé à fonctionner dans certaines zones, notamment à Miti, Bugorhe, Mudaka et Katana.
Une reprise progressive qui suscite un immense soulagement, en particulier chez les enfants, les adolescents et les jeunes dont la vie scolaire et sociale avait été fortement perturbée.
Durant cette longue coupure, de nombreuses familles n’avaient plus la possibilité de recevoir de l’argent par mobile money pour subvenir aux besoins essentiels. Pour plusieurs ménages, cela signifiait des difficultés accrues pour assurer la nourriture, les frais scolaires ou les soins médicaux des enfants.
« Quand le réseau était coupé, je ne pouvais plus recevoir l’argent pour payer certaines dépenses de la maison et des enfants »,
confie carine kaboy mère de 6 enfants rencontrée à Miti.
Des études et des opportunités mises en pause
Les jeunes ont été parmi les plus touchés par cette interruption. Privés d’Internet, des élèves et étudiants n’ont pas pu soumettre leurs travaux, effectuer des recherches en ligne ni postuler à des bourses ou opportunités académiques.
Dans un contexte où le numérique devient un outil essentiel pour l’apprentissage et l’accès à l’information, cette coupure a accentué les inégalités entre les jeunes des zones rurales et ceux des centres urbains.
« Je devais envoyer des documents importants pour mes études, mais tout était bloqué »,
explique un étudiant de Katana.
Au-delà des études, l’absence de communication a également affecté le bien-être psychologique des enfants et adolescents, privés de contact avec des proches vivant ailleurs.
Un service essentiel pour la protection et le bien-être
Le rétablissement du réseau Airtel représente ainsi plus qu’un simple retour à la normale : elle permet aux familles de renouer les liens, aux jeunes de reprendre leurs activités académiques et aux communautés de mieux faire circuler les informations, notamment en cas d’urgence.
Toutefois, les habitants espèrent un rétablissement complet et durable de tous les réseaux afin d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise. Car aujourd’hui, l’accès aux télécommunications constitue un élément clé pour garantir les droits fondamentaux des enfants et des jeunes : le droit à l’éducation, à l’information, à la protection et à la participation.
par Yseult Lwango,volontaire pour les enfants et les jeunes
