
Dans le cadre de la promotion de la santé et du bien-être au sein de la communauté universitaire, le programme Écho Santé UNIGOM, sous le leadership du Programme National de Lutte contre la Drépanocytose (PNLCD) Nord-Kivu, a organisé, le lundi 9 février 2026, une séance de sensibilisation à la drépanocytose au Campus du Lac Vert de l’Université de Goma.
Selon les organisateurs, cette activité s’inscrit dans une dynamique de renforcement des connaissances des jeunes sur cette maladie génétique chronique qui constitue un enjeu majeur de santé publique en République démocratique du Congo.
Organisée sous forme de focus group, la séance a permis aux étudiants de s’exprimer librement et de partager leurs perceptions, expériences et préoccupations liées à la drépanocytose. Des experts en santé présents ont accompagné ces échanges en apportant des éclairages scientifiques sur les causes de la maladie, ses manifestations cliniques, ainsi que les méthodes de prévention et de prise en charge.
D’après les responsables du programme, l’objectif principal de cette activité était de doter et renforcer les connaissances de la population universitaire et extra-universitaire afin de contribuer efficacement à la prévention de la drépanocytose. Il s’agissait notamment de sensibiliser les étudiants aux notions essentielles de prévention, de les amener à comprendre la réalité scientifique de cette pathologie génétique et de déconstruire les croyances erronées qui l’associent à des causes non médicales.
Les intervenants ont également encouragé les jeunes à s’informer sur leur statut électrophorétique, notamment à travers l’électrophorèse de l’hémoglobine, une démarche jugée essentielle pour réduire les risques de transmission de la maladie.
Les acteurs de la santé rappellent que la drépanocytose demeure un problème de santé publique majeur, particulièrement en Afrique subsaharienne. La République démocratique du Congo figure parmi les pays les plus touchés au monde, occupant le deuxième rang en Afrique après le Nigeria.
Dans la province du Nord-Kivu, bien que la maladie soit fréquente, son niveau de connaissance reste encore faible au sein de la population non médicale.
À travers ce type d’initiatives, les organisateurs espèrent renforcer l’engagement des jeunes dans la prévention et contribuer à une meilleure prise de conscience collective autour de la drépanocytose, afin d’en réduire l’impact au sein des communautés.
Gabriel CUBAKA Volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu avec UNIGOM
