
Chaque 4 février, à l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, le monde entier se mobilise pour rappeler une vérité essentielle : la gravité de cette maladie qui touche des millions de personnes et menace des vies partout dans le monde. Instituée pour informer, sensibiliser et unir les efforts à l’échelle mondiale, cette journée rappelle que personne ne devrait affronter le cancer seul.
Les enfants et les adolescents ne sont pas épargnés par cette réalité. Pour eux, le cancer n’est pas seulement une maladie : c’est une épreuve qui peut bouleverser leur vie, leur santé et leurs droits fondamentaux (la vie, la santé, l’éducation, la protection, l’information,…)
La Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE) est claire :
Article 6 : chaque enfant a droit à la vie et au développement.
Article 24 : chaque enfant a droit au meilleur état de santé possible et à des soins médicaux de qualité.
Article 28 : même malade, un enfant a droit à l’éducation.
Article 17 : les enfants ont droit à une information fiable et adaptée à leur âge.
Cela signifie que les enfants atteints de cancer doivent être soignés à temps, écoutés, soutenus et respectés, sans discrimination. Cela implique également que leurs familles soient accompagnées et que les jeunes aient accès à une information claire pour comprendre la maladie, sans peur ni tabou.
En cette Journée mondiale contre le cancer, nous rappelons que lutter contre le cancer chez l’enfant, c’est aussi défendre ses droits. C’est investir dans la prévention, améliorer l’accès aux soins, soutenir la recherche, mais aussi parler du cancer avec des mots simples, humains et vrais, adaptés aux enfants et aux jeunes.
Parce qu’un enfant malade reste avant tout un enfant avec des rêves, des droits et un avenir. Et parce que protéger la santé des enfants, c’est protéger le monde de demain.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
