
Malgré les difficultés sécuritaires qui ont marqué l’année 2025, la ville de Baraka, dans la province du Sud-Kivu, a enregistré 4 646 naissances à l’état civil, dont 2 357 filles.
Ces données ont été confirmées par le préposé du bureau de l’état civil, Mahombi Musema, et concernent l’ensemble de la ville pour l’année écoulée.
S’exprimant lors d’une interview accordée le dimanche 1er février 2026, Mahombi Musema a reconnu que le contexte sécuritaire n’a pas favorisé le bon fonctionnement des services publics, en particulier durant le dernier trimestre de l’année, période marquée par une recrudescence de l’insécurité dans la région.
L’insécurité freine les déclarations de naissance
Selon le responsable de l’état civil, l’insécurité a eu un impact direct sur les déclarations de naissance.
« Plusieurs parents ont hésité à se déplacer par peur pour leur sécurité »,
a-t-il expliqué.
Cette situation a poussé de nombreuses familles à retarder ou à renoncer à l’enregistrement de leurs enfants, les privant ainsi d’un document juridique essentiel.
L’absence d’acte de naissance expose les enfants à plusieurs risques, notamment des difficultés d’accès à l’éducation, aux soins de santé et à d’autres services sociaux de base.
Des actions de sensibilisation prévues
Face à cette situation préoccupante, l’administration locale de Baraka annonce le renforcement des actions de sensibilisation au sein des communautés. L’objectif est de rappeler aux parents que l’acte de naissance est un droit fondamental pour chaque enfant, quel que soit le contexte sécuritaire.
Les autorités locales invitent ainsi les familles à déclarer systématiquement les nouveau-nés afin d’assurer leur reconnaissance légale et de protéger leur avenir.
Malgré les défis persistants, les services de l’état civil de Baraka réaffirment leur engagement à améliorer l’accès à l’enregistrement des naissances et à défendre les droits des enfants dans la ville.
Par Famure Faraja volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
