
À Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, la montée du banditisme urbain continue de susciter une vive inquiétude au sein de la population. Une partie de ces actes est attribuée à des jeunes et à des enfants dits de la rue, exposés à la précarité, à l’exclusion sociale et à l’absence de protection adéquate. Cette situation met en péril non seulement la sécurité des habitants, mais aussi l’avenir de cette jeunesse et de cette enfance en danger.
Face à cette menace, des mesures concrètes commencent à être prises au niveau local. Ce samedi 24 janvier, des outils d’alerte sécuritaire ont été remis aux chefs d’avenues, aux comités de jeunes et aux leaders d’opinion du quartier Nyakasanza 1, en ville de Bunia. Il s’agit notamment de radios Motorola et de sirènes, destinées à renforcer le système d’alerte communautaire et à prévenir les cas de banditisme urbain. Cette initiative, financée sur fonds propres par le bureau du quartier, vise à améliorer la protection de la population.
Lors de la remise de ces équipements, le chef adjoint du quartier, Dieudonné Beiza Kodjo, a appelé « les bénéficiaires à en faire un usage responsable et à travailler en étroite collaboration avec les services de sécurité. »
Toutefois, au-delà de ces réponses sécuritaires, plusieurs actions restent à renforcer. La prise en charge sociale des enfants de la rue, l’encadrement des jeunes à risque, l’accès à l’éducation et à la formation professionnelle, ainsi que des programmes de réinsertion sociale apparaissent indispensables pour s’attaquer aux causes profondes du banditisme. Sans une approche globale combinant sécurité et protection sociale, la problématique de la jeunesse et de l’enfance en danger risque de persister.
John mukendi, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
