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Chaque 24 janvier, la communauté internationale célèbre la Journée internationale de l’éducation, une date qui rappelle que l’éducation est un droit fondamental et inaliénable, reconnu par les instruments internationaux de protection des droits humains, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE).

L’éducation, un droit clairement reconnu par la CDE, la Convention relative aux droits de l’enfant, adoptée en 1989, consacre explicitement le droit à l’éducation.

Selon l’article 28 de la CDE, « les États parties reconnaissent le droit de l’enfant à l’éducation » et ont l’obligation de rendre l’enseignement primaire obligatoire, gratuit et accessible à tous, sans aucune forme de discrimination.

L’article 29 précise que l’éducation doit viser le plein épanouissement de l’enfant, le développement de ses capacités, le respect des droits humains, des libertés fondamentales, ainsi que la préparation de l’enfant à une vie responsable dans une société libre, pacifique et solidaire.

Ainsi, la CDE ne considère pas l’éducation uniquement comme un service social, mais comme un pilier central de la dignité, de la protection et de la participation de l’enfant.
Entre engagements internationaux et réalités préoccupantes
Malgré ces cadres juridiques clairs, le droit à l’éducation reste largement bafoué dans de nombreuses régions du monde.

Des millions d’enfants et de jeunes continuent d’être exclus du système éducatif ou d’évoluer dans des conditions qui compromettent la qualité de leur apprentissage.
Pauvreté, conflits armés, déplacements forcés, catastrophes naturelles, travail des enfants, mariages précoces et inégalités de genre sont autant de facteurs qui empêchent la pleine réalisation de ce droit.

Ces situations constituent de véritables violations des droits de l’enfant, au regard de la CDE.
L’éducation comme outil de protection et d’autonomisation
La CDE reconnaît l’éducation comme un moyen essentiel de protection de l’enfant contre l’exploitation, la violence et les abus. Un enfant qui va à l’école est mieux informé de ses droits, plus apte à les revendiquer et davantage protégé contre les pratiques préjudiciables.

Au-delà de la protection, l’éducation est un levier d’autonomisation des enfants et des jeunes. Elle leur permet de participer activement à la vie sociale, économique et politique, et de devenir des acteurs de changement au sein de leurs communautés.
Responsabilité collective et rôle des médias
La réalisation effective du droit à l’éducation relève avant tout de la responsabilité des États, comme le stipule la CDE. Cependant, la société civile, les familles, les communautés et les partenaires techniques jouent également un rôle déterminant.

Respecter le droit à l’éducation aujourd’hui, c’est défendre les droits des enfants et construire une société plus juste pour demain.

Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu

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