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À Bukavu, à l’aube de l’année 2026, le début d’une nouvelle année est pour de nombreux jeunes un moment de réflexion, de bilan et de projection. C’est l’occasion de repenser ses projets, de fixer de nouveaux objectifs et d’envisager des changements personnels. Mais quelles résolutions les jeunes se fixent-ils réellement pour cette nouvelle année ? Sont-ils prêts à les tenir ? Quelles aspirations animent cette génération en pleine construction ?

Des résolutions entre espoir et prise de conscience

Pour de nombreux jeunes, l’année 2026 est perçue comme une opportunité de changement. Beaucoup souhaitent s’améliorer sur le plan personnel : mieux gérer leur temps, renforcer leur confiance en soi, prendre soin de leur santé mentale ou encore mieux concilier études, famille et vie sociale.

Ce que les jeunes se fixent comme résolutions pour 2026

Christelle Kajangu, 17 ans, élève à Bukavu :

« En 2026, je veux vraiment apprendre à mieux gérer mon temps. L’année passée, j’étais souvent en retard sur mes devoirs, stressée. Je veux être plus organisée. Et je me suis aussi promis de lire au moins un livre par mois. »

Kevin Maisha, 20 ans, jeune entrepreneur à Nyawera :

« Mon objectif pour cette année, c’est de développer mon petit business. Je veux aussi économiser, pas juste dépenser comme en 2025. Et j’ai pris la résolution de former deux autres jeunes qui, comme moi, veulent entreprendre. »

Grâce Bukaba, 16 ans, élève à Bukavu :

« Moi je veux mieux écouter mes parents et éviter de me laisser entraîner par les mauvaises fréquentations.Je veux changer d’attitude à l’école, être plus sérieuse. »

D’autres jeunes orientent leurs résolutions vers des objectifs académiques ou professionnels : décrocher un diplôme, intégrer une bonne école, trouver un petit emploi, développer un talent artistique ou encore se lancer dans l’entrepreneuriat.
Cette année, les engagements semblent également plus citoyens. Plusieurs jeunes expriment leur volonté de s’impliquer dans des causes sociales, de lutter contre les violences, de participer à la vie de leurs communautés ou encore de sensibiliser leur entourage à la protection de l’environnement.

Ces résolutions traduisent une prise de conscience : les jeunes reconnaissent à la fois leurs faiblesses et leur potentiel. Toutefois, le véritable défi reste la constance. Prendre une résolution est une étape, la tenir en est une autre. Les difficultés économiques, le manque d’encadrement ou de soutien moral peuvent rapidement freiner ces engagements.
C’est pourquoi l’accompagnement des parents, des éducateurs et des organisations œuvrant en faveur de la jeunesse demeure essentiel. Il ne s’agit pas seulement de formuler des vœux, mais d’aider les jeunes à transformer leurs résolutions en actions concrètes et durables.

Les résolutions de 2026 reflètent les espoirs, les blessures, mais aussi la maturité croissante de cette jeunesse. Qu’elles soient personnelles, académiques ou sociales, elles témoignent d’une réelle volonté de changement. Soutenir les jeunes, c’est les écouter, les encourager et leur rappeler que chaque petit pas compte.

Louise Bibentyo, Volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu

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