0 3 minutes 4 mois

La rentrée scolaire du deuxième trimestre, prévue ce mardi 6 janvier 2026 sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo, n’a pas été effective dans la province éducationnelle Sud-Kivu 2. En dépit des appels insistants des autorités éducatives, les parents ont massivement refusé d’envoyer leurs enfants à l’école, invoquant l’insécurité persistante dans la région.

À Baraka, chef-lieu de la province éducationnelle, plusieurs établissements scolaires sont restés fermés. D’autres ont tenté de rouvrir, mais n’ont accueilli qu’une poignée d’élèves et quelques enseignants. Face à cette faible affluence, certaines écoles ont dû refermer avant même 8h, heure prévue pour le début des cours.

Cette situation s’étend à d’autres sous-divisions scolaires de la province. La peur de l’insécurité domine dans les foyers, rendant quasi impossible une reprise normale des activités scolaires.

À l’extérieur du territoire national, notamment au Burundi et en Tanzanie, certaines écoles congolaises ont toutefois pu rouvrir leurs portes normalement. Les conditions sécuritaires plus stables dans ces pays ont rassuré les familles réfugiées, permettant une rentrée effective.

Interrogés, plusieurs parents à Baraka expriment leur profonde inquiétude.

« Nous ne pouvons pas risquer la vie de nos enfants. Tant que la sécurité n’est pas garantie, ils resteront à la maison »,

confie l’un d’eux.

Ces familles lancent un appel pressant aux autorités et aux services de sécurité pour qu’ils prennent des mesures concrètes visant à sécuriser les zones scolaires. Pour elles, seule une amélioration tangible de la situation permettra une reprise réelle des cours.

En attendant, l’avenir de la rentrée scolaire dans le Sud-Kivu reste incertain, et les autorités éducatives se retrouvent confrontées à un dilemme : garantir le droit à l’éducation tout en assurant la sécurité des élèves dans un contexte de crise.

Famure Faradja volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News

Auteur/autrice

Laisser un commentaire : Que pensez-vous de cet article ?

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.