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Un incendie d’origine inconnu s’est déclaré vendredi 19 décembre 2025, aux environs de 16 heures, dans le quartier Gyamba, situé dans la ville de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu. Le sinistre a causé d’importants dégâts matériels, affectant lourdement plusieurs familles, dont de nombreux enfants et jeunes.

Selon les informations recueillies sur place, au moins trois maisons ont été entièrement ravagées par les flammes, laissant leurs occupants sans abri. Si aucun décès ni blessé n’a été signalé à ce stade, les conséquences sociales et humaines de cet incendie sont considérables, en particulier pour les enfants, désormais privés de logement, de vêtements, de matériel scolaire et d’un cadre de vie sécurisant.

Des enfants brutalement privés de protection

Dans les familles sinistrées, les enfants figurent parmi les personnes les plus touchées. En quelques minutes, ils ont perdu leurs effets personnels, leurs cahiers, leurs habits et parfois leurs documents scolaires.

« Les enfants ont tout perdu. Ils n’ont même plus de vêtements pour passer la nuit »,

témoigne Humble Bisimwa, l’un des sinistrés.

La rapidité de propagation du feu, favorisée par la promiscuité des habitations et l’usage de matériaux inflammables, n’a laissé aux familles que le temps de se sauver, au détriment de leurs biens.

Une origine encore inconnue

À ce jour, les causes exactes de l’incendie n’ont pas encore été établies. Les autorités locales sont attendues pour diligenter une enquête afin de déterminer les circonstances du sinistre. Dans un contexte urbain comme celui de Bukavu, les incendies domestiques sont souvent liés à des installations électriques défectueuses, à l’utilisation de foyers de cuisson non sécurisés ou à la densité élevée de l’habitat.

Une situation de vulnérabilité accrue pour les jeunes

Les familles touchées, déjà confrontées à des conditions socioéconomiques difficiles, se retrouvent aujourd’hui dans une situation de grande précarité, exposant particulièrement les enfants à des risques accrus : errance, décrochage scolaire, maladies et traumatismes psychologiques.

« Aujourd’hui, notre priorité, ce sont les enfants. Ils ont besoin d’un toit, de vêtements et de protection »,

insiste notre source.

Appel à la solidarité et à la protection de l’enfance

Face à cette urgence, les sinistrés lancent un appel à la solidarité à l’endroit des autorités, des organisations humanitaires, des structures œuvrant pour la protection de l’enfance et des personnes de bonne volonté. Les besoins prioritaires concernent notamment , des abris temporaires ;des vêtements pour enfants et adultes ;des vivres ;du matériel scolaire et des produits de première nécessité.

Un rappel à la responsabilité collective

Cet incendie relance le débat sur la sécurité des habitations en milieu urbain et la nécessité de politiques publiques intégrant la prévention des risques et la protection des enfants et des jeunes, premières victimes lors de telles catastrophes.

Les habitants du quartier Gyamba espèrent une réponse rapide et coordonnée afin d’éviter que cette tragédie ne compromette davantage l’avenir des enfants affectés.

Yseult Lwango,volontaire pour les enfants et les jeunes

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