
Dans le cadre de la campagne mondiale des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, plus de 600 élèves majoritairement des jeunes filles, ont pris part à une séance de sensibilisation sur les violences numériques à l’Institut Jikaze, une école conventionnée catholique située à Kiwanja, dans le territoire de Rutshuru.
L’activité a été initiée par la communauté U-Reporter de Kiwanja en collaboration avec les ONG UPDECO, Heal Africa et BOSCO Exchange, toutes engagées dans la
protection des droits des femmes et des filles.
Placée sous le thème : « Stop aux violences numériques faites aux femmes et aux jeunes filles », la session visait à éveiller la conscience des jeunes sur les multiples formes de violences en ligne, souvent banalisées ou ignorées. Les élèves ont ainsi été informés sur le harcèlement en ligne, les menaces, le chantage sexuel via les réseaux sociaux,
le partage non consenti d’images intimes, ainsi que sur les discours haineux à caractère sexiste ou discriminatoire.
Une élève de 6e secondaire a confié :
« Nous ne savions pas que certaines choses que nous subissons en ligne sont des formes de violence. Désormais, nous serons plus vigilantes et prêtes à en parler ou à dénoncer. »
Pour les organisateurs, cette activité est d’autant plus pertinente que l’accès croissant au numérique expose les jeunes, et surtout les filles, à de nouveaux risques. Ils insistent sur la nécessité d’un engagement accru des parents, enseignants et autorités locales pour renforcer la protection des jeunes dans l’environnement digital.
L’initiative vise enfin à promouvoir une culture numérique plus responsable, où les filles et femmes peuvent naviguer en sécurité, s’exprimer librement et faire valoir leurs droits sans crainte de subir des violences technologiques.
Sophie Mavuta volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
