
Dans le cadre de la campagne internationale des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG), l’organisation Congo Hope Initiative (CHI) a organisé ce mardi 2 Novembre une activité publique marquée par une forte mobilisation citoyenne à Bukavu.
Poèmes, pièces de théâtre, chants, danses et messages forts ont rythmé cette journée placée sous le thème national :
« Ensemble, luttons contre les violences numériques faites aux femmes et aux filles ».
Un panel de discussion a également permis de réfléchir sur des stratégies concrètes pour lutter contre ces violences.

Collette Salima,
coordinatrice de CHI, a tiré la sonnette d’alarme sur l’usage abusif du numérique, aujourd’hui souvent détourné pour harceler, intimider ou humilier les femmes et les filles. Elle a salué la participation active des jeunes filles à l’événement, soulignant leur rôle crucial dans la sensibilisation et la dénonciation des violences.
De son côté, Yvette Mushigo , secrétaire exécutive de la Synergie des Femmes pour la Paix et la Réconciliation (SPR), a noté une baisse des cas de VBG comparée aux années précédentes, où elles étaient souvent utilisées comme arme de guerre. Elle a tout de même reconnu que des efforts restent à fournir, notamment dans le respect des droits à l’héritage, à l’éducation ou encore à l’emploi des femmes.

Parmi les participantes, Marie-Thérèse Murangaza, une jeune fille sensibilisée, s’est engagée à devenir à son tour actrice du changement :
« Après avoir compris que les violences basées sur le genre sont multiformes, je m’engage à sensibiliser ma communauté et à dénoncer toutes formes de violences, même sur les réseaux sociaux»,
a-t-elle affirmé.

Une initiative saluée pour sa portée éducative et son impact dans la lutte continue contre les violences faites aux femmes et aux filles.
Moïse Aganze Wabenga, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News.
