0 4 minutes 6 mois

Alors que la Journée Nationale de la Santé à Domicile aurait dû offrir un moment de visibilité et de réflexion sur l’accès aux soins de proximité dans tout le pays, à Kabare, on ignore encore si une initiative quelconque a été lancée.

Santé : un système fragile dans l’Est de la RDC
Dans la plupart des zones rurales et semi-isolées, l’accès à des soins réguliers reste un défi majeur. Les structures de santé manquent souvent de personnel, de médicaments ou sont trop éloignées. Dans des contextes comme celui de l’Est de la RDC, cela signifie que de nombreuses familles ,surtout celles avec des enfants ou des jeunes dépendent encore largement des soins communautaires ou à domicile. 
Récemment, des évaluations dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu ont montré que de nombreuses formations sanitaires subissent des pénuries de médicaments, et qu’un pourcentage important d’entre elles ont vu leurs effectifs diminuer, mettant en péril la prise en charge des blessés, malades ou vulnérables. 

Kabare : silence ou oubli ?

Dans le territoire de Kabare, aucune annonce publique — ni relais communautaire, ni organisation locale, ni média n’indique qu’une célébration ou une activité a eu lieu pour la Journée Nationale de la Santé à Domicile. Cela peut signifier plusieurs choses :
un manque de ressources pour organiser quelque chose ;un manque d’information ou de coordination entre les acteurs de santé ;ou simplement la priorité donnée à d’autres urgences.

Mais ce silence est aussi un signal d’alarme : le besoin reste réel, surtout pour les enfants, les jeunes, les femmes et les familles isolées.

Pourquoi la santé à domicile est essentielle à Kabare

Même sans événement, la santé à domicile c’est-à-dire des soins, des visites de suivi, des relais communautaires demeure un besoin fondamental pour :
prévenir les maladies infantiles ou chroniques, surtout chez les plus vulnérables ;assurer le suivi des enfants, des adolescents et des jeunes dans des zones où les centres de santé sont loin ;offrir un accompagnement aux familles qui n’ont pas les moyens de se déplacer ;sensibiliser les jeunes à l’hygiène, à la nutrition, et à des pratiques de santé préventives.

Appel à la mobilisation : ne laissons pas le silence définir notre santé

Pour que la santé devienne une réalité pour tous à Kabare, il est urgent que :les autorités locales, les ONG, les associations communautaires prennent conscience du vide laissé par l’absence d’activités de santé ;des relais communautaires soient formés et soutenus pour assurer des visites régulières et un suivi efficace ;les familles, surtout celles avec des enfants soient informées de leurs droits à la santé et encouragées à exiger des soins de proximité ;les médias locaux, les jeunes, les acteurs communautaires fassent pression pour des politiques de santé centrées sur le territoire rural.

À Kabare, l’absence de célébration de la Journée Nationale de la Santé à Domicile ne doit pas être synonyme d’oubli. Bien au contraire, c’est un appel à l’action : renforcer la présence de la santé de proximité, garantir l’accès aux soins pour les enfants et les jeunes, et construire une communauté consciente de ses droits.

Car au final, ce n’est pas la fête qui compte c’est la santé de chaque fille, chaque garçon, chaque jeune, chaque famille.

Yseult Lwango,volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare

Auteur/autrice

Laisser un commentaire : Que pensez-vous de cet article ?

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.