
Chaque 20 novembre, le monde célèbre la Journée mondiale de l’enfant, en mémoire de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant par les Nations Unies en 1989.
Ce texte fondamental garantit à chaque enfant le droit à la vie, à l’éducation, à la santé, à la protection et à l’expression.
Pourtant, plus de 30 ans après, cette journée reste encore inconnue de nombreux enfants à Bukavu.
Dans cette ville de l’est de la RDC, rares sont les enfants qui savent que cette date leur est dédiée.
Arsène Aksanti Bwimba, élève au Collège Alfajiri et enfant-journaliste du Réseau des Journalistes Amis de l’Enfant Junior (RJAE-Junior), a constaté que même ceux que cette journée concerne directement l’ignorent.
« Je ne connaissais pas l’existence de la Journée mondiale de l’enfant. On ne m’en avait jamais parlé, ni à la maison, ni à l’école, ni à l’église »,
confie Biringanine, 13 ans, habitant à Nyawera.
Ce constat soulève une contradiction avec l’article 17 de la Convention des droits de l’enfant, qui affirme que chaque enfant a droit à l’information pertinente pour son bien-être.
Comment revendiquer ses droits, les défendre ou même les reconnaître, lorsqu’on les ignore ?
Ce manque d’information prive les enfants d’un pouvoir essentiel : celui de se faire entendre et de se protéger.
La Journée mondiale de l’enfant ne doit pas être réduite à une commémoration symbolique. Elle devrait être un véritable moment d’éveil et d’éducation. Parents, enseignants, responsables religieux, médias et autorités doivent s’engager activement pour que chaque enfant connaisse ses droits et apprenne à les défendre.
Un monde meilleur commence par un enfant informé, écouté et protégé.
Arsène Aksanti Bwimba, Enfant journaliste RJAE-Junior
