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De violentes pluies se sont abattues début novembre dans plusieurs villages du territoire de Kalehe,ont provoqué d’importantes inondations et dégâts matériels.

Deux organisations locales , dont le programme d’action pour le développement des paysans en Afrique
(PADEPU-A) en sigle et Rescue font état de centaines de familles sinistrées, d’infrastructures détruites et d’un risque sanitaire élevé, particulièrement pour les enfants et les jeunes.

À Numbi et Shanje 855 ménages ont été touchés touchés après une pluie d’une rare intensité 14 novembre, entre 12h et 13h, après le débordement des rivières Sakasaka et Nyabarongo et l’affaissement d’un pont, ce qui a fait des inondations dans plusieurs localités.

Au total quatre ponts ont été détruits, isolant une partie de la population. Le Centre de Santé de Numbi a été envahi par les eaux : pharmacie, salles de soins et maternité ont été affectées, avec une perte importante de médicaments et d’équipements.
Les malades, dont des femmes ayant accouché, ont dû être évacués en urgence vers un bâtiment en construction.

855 ménages ont vu leurs maisons endommagées ou détruites, alors que plusieurs vaches, chèvres et cultures ont été emportées, aggravant la vulnérabilité économique des foyers.

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À Mukwija et Kinyezire plus de 589 familles affectées dans une zone de retour fragile.

« Entre le 1er et le 3 novembre, d’autres pluies torrentielles ont frappé Mukwija, Kinyezire et plusieurs villages environnants. Cette zone, composée à plus de 96 % de personnes retournées, a subi glissements de terrain, ensablement des champs et destruction partielle des routes communautaires »

Peut-on lire dans ces alertes.

PADEPU-A ajoute qu’au moins 589 ménages sont affectés, quatre infrastructures communautaires, dont des écoles et des centres de santé, ont été endommagées. Les terres cultivables ont été en partie détruites, menaçant la sécurité alimentaire déjà fragile des familles.

Un risque sanitaire qui inquiète

La destruction des installations sanitaires et la stagnation des eaux augmentent le risque d’épidémies telles que diarrhées, choléra et typhoïde. L’accès à l’eau potable est également compromis, tandis que plusieurs axes routiers restent difficilement praticables, limitant l’acheminement de médicaments et d’aide humanitaire.

Ces organisations mettent en garde contre les conséquences pour les enfants et les jeunes, majoritaires dans ces communautés et particulièrement exposés aux maladies hydriques et au manque d’abris.

Et d’ajouter que les besoins exprimés par les autorités locales et les organisations comprennent :
La réhabilitation des systèmes d’eau potable et des latrines ; le réapprovisionnement des centres de santé en médicaments et matériel ;l’assistance en abris et articles ménagers essentiels ;un appui en semences, bétail et relance agricole ;reconstruction des ponts et routes stratégiques ;et la mise en place de mécanismes communautaires d’alerte précoce.

Face à cette situation devenue récurrente les acteurs locaux appellent à une réponse coordonnée et rapide pour les communautés de Minova, Numbi et Shanje, dans l’objectif de restaurer l’accès aux soins, à l’eau potable et aux moyens de subsistance.

Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto news

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