
Nombreuses écoles à Miti Centre en territoire de Kabare, ont déjà proclamé les résultats de la première période.
Comme toujours, ce moment important de l’année scolaire suscite des émotions variées : la joie et la fierté pour certains, la déception et la frustration pour d’autres. Mais qu’il s’agisse de réussite ou d’échec, le rôle des parents reste capital dans l’accompagnement de leurs enfants.
Quand l’enfant réussit :féliciter et encourager
La réussite d’un enfant mérite d’être célébrée, est le fruit d’efforts, de discipline et d’un bon encadrement. Cependant, selon le psychologue Moïse Kinkoumba, le parent doit féliciter sans flatter. Trop de compliments peuvent endormir la motivation de l’enfant. L’important, c’est de reconnaître les efforts tout en l’encourageant à persévérer.”
Un mot gentil, une marque d’attention ou simplement un moment de partage en famille peuvent suffire à renforcer la confiance et la motivation de l’élève.
La réussite doit être une source d’encouragement, non de comparaison.
Quand l’enfant échoue : comprendre, écouter et soutenir
L’échec scolaire ne devrait jamais être synonyme d’humiliation. Il est souvent le signe qu’un accompagnement différent est nécessaire.
« Quand un enfant échoue, la première réaction du parent doit être l’écoute et la compréhension, pas la colère,
explique Moïse Kinkumba.
Plutôt que de punir, il recommande d’analyser ensemble les causes : manque d’organisation, difficultés d’apprentissage, environnement peu favorable, etc.
Cette approche bienveillante aide l’enfant à se sentir soutenu et à retrouver la confiance nécessaire pour rebondir.
Les parents, premiers acteurs de la réussite
L’école enseigne, mais la famille forme le caractère. Un parent impliqué qui suit les devoirs, échange avec les enseignants et valorise les progrès donne à son enfant un cadre solide pour s’épanouir.
Comme le souligne encore M. Kinkoumba,
« la réussite d’un enfant n’est pas seulement une question d’intelligence, mais aussi de climat affectif. Un enfant encouragé à la maison apprend mieux et se relève plus vite après un échec. »
La proclamation de la première période ne doit pas être vue uniquement comme un moment d’évaluation, mais comme une étape d’apprentissage pour toute la communauté éducative. Chaque parent est invité à célébrer la réussite, à comprendre l’échec, et surtout à rester présent auprès de son enfant.
Car un élève écouté, compris et soutenu, est déjà sur le chemin de la réussite.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare
