
Chaque 11 novembre, la Journée mondiale du célibataire est célébrée à travers le monde.
Initiée en Chine dans les années 1990 comme une réponse symbolique à la Saint-Valentin, cette journée marquée par les quatre chiffres « 1 » (11/11) incarne l’unité des personnes seules qui choisissent de célébrer leur état civil non comme un manque, mais comme un temps de valorisation de soi.
Si dans certaines régions cette journée a pris une tournure largement commerciale, à Bukavu,
elle reste une opportunité pour repenser le célibat comme un espace de croissance personnelle, d’exploration intérieure et de préparation pour l’avenir.
Dans un contexte culturel où le couple et le mariage sont fortement valorisés, cette journée offre un souffle différent. Elle permet de rappeler que le célibat n’est pas un échec, mais une étape précieuse dans la construction de soi.
Témoignages inspirants
Nadège, 23 ans, étudiante à l’ISP Bukavu confie :
« Pendant longtemps, je croyais que je devais être en couple pour être épanouie. Mais aujourd’hui, je découvre que le célibat m’offre du temps pour me découvrir, pour mieux me connaître et poursuivre mes études sans distraction. Je veux être une femme accomplie avant d’être en couple. »
Patrick, 27 ans, entrepreneur local, partage son expérience :
« Je suis célibataire depuis trois ans et j’ai utilisé ce temps pour lancer ma petite entreprise. J’ai compris que je dois d’abord me stabiliser avant de penser à construire une famille. Ce n’est pas toujours facile, mais c’est un choix responsable. »
Grâce. 19 ans, élève en 6e secondaire, ajoute :
« Beaucoup de filles pensent que sans petit ami, tu n’es pas “dans la norme”. Moi, je veux d’abord réussir à l’école, aider ma famille, et apprendre à m’aimer. Être célibataire, ce n’est pas un échec, c’est un moment de force. »
Des pistes d’action locales
Cette journée pourrait être l’occasion d’organiser à Bukavu des activités concrètes :
Ateliers de développement personnel (confiance en soi, expression publique, bien-être émotionnel) ;
Échanges entre jeunes célibataires autour de leurs rêves, projets ou défis ;
Actions communautaires : bénévolat, engagement local ;
Moments de détente : discussions libres, projections de films, animations collectives.
En fin de compte, la
Journée mondiale du célibataire est un appel à valoriser le « je » avant le « nous ».
Pour les jeunes de Bukavu, c’est l’opportunité de se dire :
« Je m’estime, je me constitue, je me prépare à une vie épanouie. »
Gloria Bakulikira, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
