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Des milliers de familles continuent de subir les conséquences dramatiques de violences armées persistantes, dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo.
Conflits intercommunautaires, attaques ,de groupes armés et opérations militaires plongent les civils dans un cycle meurtrier, marqué par les déplacements forcés, la perte de leurs biens et l’insécurité constante.

Face à cette crise humanitaire, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a récemment assisté près de 12 000 personnes dans la chefferie de Mambisa, territoire de Djugu.
Ces familles, pour la plupart revenues dans leurs villages après des mois de fuite, ont retrouvé leurs habitations détruites et leurs biens pillés. Le CICR leur a distribué des vivres pour un mois ainsi que des articles essentiels comme des ustensiles de cuisine, du savon et des couvertures. Une aide qui, bien que temporaire, redonne un souffle à ces communautés éprouvées.

La situation reste néanmoins critique. En raison de l’insécurité, de nombreux agriculteurs n’osent plus accéder à leurs champs, entraînant une raréfaction des produits de base sur les marchés. Selon les Nations Unies, plus de 1,5 million de personnes sont aujourd’hui en situation d’insécurité alimentaire en Ituri.

Les structures de santé, elles aussi, peinent à répondre aux besoins. Pillages, manque de personnel, rupture de médicaments : les obstacles sont nombreux. Médecins Sans Frontières (MSF) rapporte avoir soigné plus de 350 blessés par armes à la clinique Salama à Bunia en 2025, dont plus de 200 rien qu’entre juillet et octobre. Le CICR, pour sa part, appuie plusieurs centres de santé dans les territoires de Djugu et Irumu, mais l’insécurité freine l’accès aux soins, en particulier pour les femmes et les enfants.

La pression sur les ressources locales est également accentuée par les déplacements massifs. Dans les sites d’accueil ou chez les familles hôtes, l’eau potable est rare. Nombreux sont ceux qui se tournent vers des sources non traitées, augmentant les risques de maladies hydriques et de nouvelles urgences sanitaires.

Malgré ces défis, le CICR poursuit son engagement aux côtés des communautés affectées. L’organisation rappelle l’urgence d’un respect strict du droit international humanitaire et appelle à la protection des civils. La crise en Ituri souligne la nécessité d’un engagement durable pour la paix, la sécurité et la dignité humaine dans cette région meurtrie.

Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News avec CICR

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