
À l’occasion de la Journée mondiale de l’animation, célébrée chaque 28 octobre, la ville de Bukavu met en lumière le potentiel de l’animation comme levier d’éducation, d’expression et de développement personnel pour les enfants et les jeunes.
Contrairement à d’autres formes de médias, le film d’animation parle un langage universel. Grâce à ses images visuelles et à ses récits accessibles, il permet aux enfants de comprendre des notions complexes telles que les droits de l’enfant, la protection de l’environnement ou encore la non-violence, sans barrière linguistique.
À Bukavu, certaines écoles et centres culturels commencent à intégrer des films animés dans leurs programmes éducatifs. >
« Nous avons projeté des petits films éducatifs sur l’environnement, et les enfants ont réagi avec curiosité et enthousiasme »,
témoigne une éducatrice. Ces initiatives montrent que l’animation peut enrichir l’apprentissage et capter l’attention des plus jeunes.
L’animation devient aussi un moyen d’expression pour les jeunes créateurs.
À travers des ateliers de dessin, de création de personnages ou d’initiation à l’animation, plusieurs jeunes découvrent de nouveaux talents et gagnent en confiance. Ces activités ouvrent parfois la voie vers des vocations artistiques, encore peu explorées localement.
Cependant, de nombreux défis persistent, notamment dans les quartiers périphériques où l’accès à l’électricité et aux outils numériques reste limité. Plusieurs acteurs locaux appellent à un appui des autorités et des partenaires pour démocratiser l’accès à l’animation éducative.
En ce 28 octobre, la Journée mondiale de l’animation rappelle que ce médium n’est pas qu’un divertissement, mais une passerelle vers l’éducation, la créativité et l’éveil des jeunes consciences.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
