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Chaque 24 octobre, le monde célèbre la Journée mondiale de l’information sur le développement. À Bukavu, cette date rappelle l’importance de l’accès à une information fiable pour impliquer les enfants, les jeunes et les communautés dans les efforts de développement local.

Malgré les initiatives publiques, beaucoup de jeunes restent à l’écart, faute de moyens d’information. Plusieurs affirment ne jamais être consultés ou informés lors de projets réalisés dans leurs quartiers.

« J’ai appris la construction d’une aire de jeux dans mon quartier une fois les travaux presque finis »,

déplore Sandra, 18 ans.

Les médias communautaires, souvent limités en ressources, peinent à vulgariser les projets en des termes accessibles. L’inégalité d’accès à Internet aggrave cette exclusion, empêchant de nombreux jeunes de suivre les actions de développement via les réseaux sociaux.

« Je suis actif en ligne, mais je ne vois rien sur les projets de ma ville »,

confie Jean-Pierre, étudiant.

Pour y remédier, plusieurs pistes existent : organiser des ateliers scolaires autour du développement local, encourager la création de contenus jeunes (vidéos, podcasts, blogs), et diffuser des bulletins d’information simplifiés dans les quartiers périphériques.

Informer les jeunes, c’est leur permettre de devenir acteurs du changement. À Bukavu, cela pourrait faire de l’information non plus un luxe, mais un véritable levier de développement durable.

Louise Murhula, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu

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