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Chaque 16 octobre, la Journée mondiale de l’alimentation invite le monde à réfléchir sur la faim, la sécurité alimentaire et la nutrition. En République Démocratique du Congo, où des millions d’enfants souffrent de malnutrition, cette journée prend une dimension urgente et essentielle.

Enfance et faim : une double injustice

À Bukavu, de nombreux enfants vont à l’école l’estomac vide. Faute de nourriture, leur concentration baisse, leur santé se dégrade et leur avenir s’assombrit. Dans plusieurs écoles périphériques, des enseignants témoignent : certains élèves n’ont accès à aucun repas et manquent souvent les cours.

Les jeunes filles sont encore plus vulnérables : la malnutrition compromet leur croissance, leur santé reproductive et augmente les risques pendant la grossesse.

Mieux nourris, mieux instruits

Des études montrent que les enfants bien alimentés réussissent mieux : ils sont plus attentifs, plus réguliers à l’école et en meilleure santé. À l’inverse, la malnutrition chronique pousse certains à abandonner les études, à chercher du travail précoce, ou à sombrer dans la pauvreté.

Un contexte local préoccupant

À Bukavu, plusieurs défis aggravent l’insécurité alimentaire :
Les effets du changement climatique, comme les inondations et la sécheresse, réduisent les récoltes locales.
Les prix élevés des denrées, souvent importées, rendent la nourriture inaccessible.
L’érosion des sols et la déforestation diminuent les terres agricoles.
Le manque d’infrastructures complique le transport des denrées fraîches.

Des pistes d’action concrètes

Face à cette réalité, plusieurs solutions locales peuvent faire la différence :
Mettre en place des cantines scolaires pour garantir un repas quotidien.
Développer des jardins scolaires pour impliquer les enfants dans la production alimentaire.
Former les jeunes agriculteurs à des pratiques durables et résilientes.
Travailler avec les ONG pour fournir des vivres, semences et compléments nutritionnels.
Sensibiliser les familles sur l’impact d’une bonne nutrition sur le développement de l’enfant.

Un appel à l’action

Alors que la FAO met l’accent en 2025 sur la diversité alimentaire et la résilience face au climat, et que l’UNICEF rappelle l’importance des 1.000 premiers jours de l’enfant, il devient crucial d’agir.

Chaque enfant a droit à une assiette saine.
À Bukavu comme ailleurs, nourrir un enfant, c’est investir dans sa santé, son intelligence et son avenir.

Louise Bibentyo Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu.

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