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Chaque matin, dans les villages et quartiers de Kabare, des centaines d’enfants marchent vers l’école. Certains parcourent de longues distances à pied, d’autres traversent des routes fréquentées par des motos, des véhicules ou même des camions.
Mais trop souvent, ces chemins d’apprentissage deviennent des chemins de danger.

Un risque réel pour les enfants

Le manque de signalisation, l’absence de trottoirs et la vitesse excessive des motos et voitures exposent les écoliers à de nombreux risques d’accidents.
Certains enfants doivent traverser la route seuls, parfois dans la poussière ou sous la pluie, sans passage piéton ni agent de circulation.

« Chaque fois que mon fils part à l’école, j’ai peur. Les motos roulent vite, les chauffeurs ne font pas attention »,

témoigne Rolande Bujiriri, mère de six écoliers à Miti.

La sécurité routière n’est pas seulement une question de routes ; c’est une question de vie.

L’enfant, un usager vulnérable

Un écolier n’a pas encore les bons réflexes d’un adulte :
il peut traverser sans regarder, courir après un camarade ou oublier les dangers.
C’est pourquoi les adultes doivent protéger :

Les parents, en accompagnant les plus petits ;
Les chauffeurs et motards, en réduisant la vitesse à proximité des écoles ;
Les enseignants, en sensibilisant les élèves dès le plus jeune âge.

Apprendre la sécurité, c’est sauver des vies

La sécurité routière doit faire partie de l’éducation.
À Kabare, des écoles et organisations locales commencent à former les enfants aux bons gestes :

Traverser sur le côté gauche de la route pour voir les véhicules venir ;
S’arrêter, regarder à gauche et à droite avant de traverser ;

Eviter de jouer sur la route ;
Porter des vêtements visibles, surtout le matin ou le soir ;
Et ne jamais monter sur une moto sans casque.

Ces gestes simples peuvent éviter des drames.
Un appel à la responsabilité collective

Les routes de Kabare appartiennent à tous, mais leur sécurité dépend de chacun.
Nous appelons :
Les conducteurs à lever le pied près des écoles et à respecter le passage des enfants ;

Les autorités locales à installer des panneaux, ralentisseurs et marquages ;
Les parents à enseigner la prudence dès la maison ;
Les élèves eux-mêmes à devenir des ambassadeurs de la sécurité dans leurs écoles.

« Mon école est à proximité de la route. Ma maman me dit toujours de regarder à gauche et à droite avant de traverser ou de demander de l’aide à un adulte pour éviter de me faire renverser par des engins roulants »,

témoigne Byoshi Binja Joseph à Watoto News.

L’espoir d’un chemin sûr vers l’avenir

Aller à l’école ne devrait jamais être un danger.
Chaque enfant de Kabare a le droit d’apprendre en sécurité, avec confiance et joie.
La sécurité routière n’est pas un luxe, c’est une promesse de vie, de dignité et d’avenir.

En protégeant les écoliers aujourd’hui, nous construisons une société plus responsable, plus respectueuse et plus humaine.
Protéger les enfants sur la route, c’est protéger l’avenir de Kabare.

Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare

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