
Dans de nombreuses sociétés, la voix des enfants reste encore trop peu entendue. Pourtant, leur parole est précieuse. Écouter les enfants, c’est reconnaître qu’ils sont des acteurs à part entière de leur propre développement et de celui de leur communauté. C’est aussi leur offrir un espace pour s’exprimer, proposer des idées et contribuer à une société plus juste.
Quand les enfants parlent, la société apprend
Les enfants voient et vivent des réalités souvent invisibles aux adultes : manque d’eau potable à l’école, surcharge des classes, violences à la maison, ou absence d’espaces de jeu. Ces préoccupations, bien que simples en apparence, traduisent des problèmes profonds. Les écouter permet donc de mieux comprendre les vrais besoins de la base.
La Convention relative aux droits de l’enfant garantit à chaque enfant le droit d’exprimer son opinion sur les sujets qui le concernent. Mais dans bien des contextes, la culture de l’autorité empêche cet exercice. On enseigne aux enfants à se taire et obéir, les privant ainsi d’un droit essentiel.
Des espaces d’expression émergent à Bukavu
Heureusement, certaines écoles, ONG et radios communautaires à Bukavu et ailleurs commencent à ouvrir des espaces d’expression pour les enfants : clubs scolaires, forums, émissions radio… Ces initiatives, souvent soutenues par l’UNICEF, permettent aux enfants de défendre leurs droits, de s’exprimer librement et de se sentir valorisés.
Écouter, c’est prévenir et construire
Les enfants ont des idées, des rêves, mais aussi des solutions. Les écouter permet de prévenir l’abandon scolaire, les violences ou la délinquance. Cela favorise un environnement protecteur, où chaque enfant se sent utile, respecté et écouté.
Écouter les enfants n’est pas un luxe. C’est un devoir collectif. Leur donner la parole, c’est ouvrir la porte à des perspectives nouvelles. C’est aussi former les citoyens engagés et responsables de demain.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes au sud kivu
