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À Bukavu, la surcharge des salles de classe est devenue une réalité inquiétante qui freine la qualité de l’éducation. Dans certaines écoles publiques comme privées, des classes de 70 à plus de 80 élèves sont devenues la norme. Une situation qui compromet gravement l’apprentissage et le bien-être des élèves.

Dans plusieurs établissements scolaires, le manque d’infrastructures pousse à entasser les élèves dans des espaces exigus, mal ventilés et parfois dépourvus de bancs suffisants.

Jeanne Lenga, 11 ans,
élève de 6e primaire :

« On est collés les uns aux autres. Parfois je n’arrive même pas à voir le tableau. »

Bisimwa Chinogerwa, enseignant en 5e primaire:

« C’est difficile de gérer une classe de 75 élèves. On ne peut pas donner un suivi individualisé. Beaucoup décrochent. »

Moses Mwanvuli, élève de 2e secondaire, ajoute :

« Quand le prof interroge, seuls ceux du premier banc participent. Nous, au fond, on entend mal. »

Les conséquences d’une éducation étouffée

La surcharge limite l’interaction entre enseignants et élèves, nuit à la concentration, augmente le taux a d’échec scolaire et décourage même certains élèves à poursuivre leurs études. Elle favorise aussi la violence entre élèves et des cas d’abandon scolaire, surtout chez les plus vulnérables.

Quelles réponses possibles ?

Les autorités éducatives doivent prioriser l’investissement dans les infrastructures scolaires, le recrutement d’enseignants et la construction de nouvelles écoles dans les zones surpeuplées. La société civile peut également plaider pour une éducation de qualité pour tous.

À Bukavu, la surcharge des classes est un défi majeur pour l’éducation. Si rien n’est fait, c’est toute une génération qui risque d’être sacrifiée. Il est temps que la communauté, l’État et les partenaires s’unissent pour offrir à chaque enfant un environnement d’apprentissage digne et efficace.

Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu

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