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Depuis le 25 du mois courant, plusieurs écoles secondaires de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, présentent un visage inhabituel : des salles de classe presque vides, pendant que routes et ruelles se remplissent d’élèves renvoyés pour non-paiement de la prime scolaire.

Le constat de Watoto News est sans appel : la quasitotalité des établissements a initié un recouvrement strict, entraînant l’exclusion temporaire de nombreux élèves. Conséquence : l’activité pédagogique tourne au ralenti.

« Avec un, deux ou trois élèves présents sur une vingtaine, il est difficile d’évoluer normalement avec la matière »,
confie un enseignant d’une école de la commune d’Ibanda.
Selon lui, cette mesure vise avant tout à interpeller les parents sur leurs engagements, même si elle n’est pas sans impact sur la continuité des cours.

Du côté des parents, le ton est à la compréhension mais aussi à l’appel au dialogue.

« Nous comprenons la nécessité de payer, mais chasser les enfants tous les jours n’est pas une solution. Il faut faire preuve d’humanisme »,

plaide un parent rencontré.

Des élèves, quant à eux, vivent cette situation avec amertume. « Être renvoyée tous les jours faute d’argent me décourage de continuer l’école », témoigne une élève, appelant les autorités à envisager, comme pour le primaire, la suppression de la prime au secondaire.

Une crise silencieuse qui relance le débat sur l’accessibilité à une éducation véritablement gratuite et inclusive.

Moïse Agawam, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News.

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