
Dans de nombreux pays, l’insertion professionnelle des jeunes reste un défi de taille. À peine sortis de l’école ou de l’université, ils espèrent obtenir un premier emploi pour mettre en pratique leurs acquis et gagner en autonomie. Mais très vite, ils se heurtent à une exigence de plus en plus courante sur le marché du travail : posséder au moins cinq ans d’expérience… pour un poste destiné à des débutants.
Un véritable paradoxe se dessine : comment un jeune diplômé, encore à la recherche de sa première opportunité, peut-il avoir cinq années d’expérience ? Cette exigence devient un cercle vicieux qui condamne des milliers de jeunes au chômage prolongé, ou les pousse à accepter des stages non rémunérés ou des emplois précaires, souvent sans perspective d’évolution.
Les conséquences sont nombreuses : perte de confiance, frustration, pauvreté croissante, exode vers d’autres pays ou villes… alors que cette jeunesse regorge de talents, de créativité et de compétences qui ne demandent qu’à être valorisés.

Un témoignage qui résume un malaise généralisé
« Il y a cinq ans que j’ai fini mes études en sociologie à l’UOB. Je vois souvent des offres d’emploi qui demandent cinq ans d’expérience. Mais comment aurais-je cette expérience si on ne nous donne même pas notre première chance ? »
déplore Gloria Amani, jeune diplômée interrogée par Watoto News.
Un appel à l’action
Face à cette situation, il est urgent que les employeurs, les décideurs politiques et les ONG repensent leurs critères de recrutement. Il est temps d’investir dans des programmes d’insertion professionnelle, de promouvoir les stages rémunérés et de créer des formations pratiques adaptées aux réalités du marché.
Permettre aux jeunes d’accéder à un premier emploi sans exiger une expérience démesurée, c’est faire un pari sur l’avenir. C’est aussi offrir une vraie chance à une génération pleine de potentiel.
Jean de Dieu Akonkwa Volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
