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À l’occasion de la Journée mondiale de la contraception, célébrée chaque 26 septembre, un constat alarmant persiste à Bukavu : la majorité des adolescents, surtout les filles, évoluent dans un grand vide d’information en matière de santé sexuelle et reproductive.

Entre tabous culturels, désinformation et accès limité aux services de santé, les jeunes restent vulnérables à des réalités évitables telles que les grossesses précoces, les infections sexuellement transmissibles (IST), les abandons scolaires et même les violences sexuelles.

Dans de nombreux quartiers et écoles de la ville, parler de contraception reste un sujet interdit. Pourtant, les chiffres et témoignages montrent que les jeunes débutent leur vie sexuelle sans accompagnement, ni encadrement. Clarisse, 16 ans, en témoigne :

« J’ai appris ce qu’est une grossesse seulement après être tombée enceinte. Personne ne nous parle de ça à l’école. »

Cette ignorance a un coût élevé. Elle prive les adolescents de leur droit fondamental à l’information, garanti par la Convention relative aux droits de l’enfant.

En refusant d’ouvrir le dialogue, la société expose ses jeunes à des risques graves, alors qu’elle devrait leur fournir les outils pour faire des choix éclairés et responsables.

Les ONG, les professionnels de santé, les écoles et les familles sont appelés à briser le silence.
Parler de contraception, ce n’est pas encourager les rapports sexuels, mais protéger la jeunesse et prévenir des drames évitables.

Investir dans l’éducation sexuelle, c’est investir dans l’avenir. Un avenir où les jeunes peuvent grandir libres, responsables et en bonne santé.

Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News

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