
Le monde célèbre la Journée Internationale pour la Liberté de l’Instruction (JIPLI) chaque 15 septembre.
Cette journée rappelle que l’éducation ne peut se résumer à un modèle unique. Elle met en lumière le droit des familles à choisir la manière dont leurs enfants apprennent, dans le respect de leur individualité et de leur bien-être.
Consacrée par des textes internationaux comme la Déclaration universelle des droits de l’homme (article 26) et la Convention relative aux droits de l’enfant (article 29), la liberté d’instruction reste pourtant mise à mal dans plusieurs pays. Les familles qui optent pour des formes d’enseignement alternatives – instruction en famille (IEF), écoles à pédagogie alternative, auto-éducation – sont souvent confrontées à la stigmatisation et à des contrôles jugés excessifs.
C’est pour défendre ce droit que la JIPLI a été instaurée par des collectifs de parents et d’éducateurs. En France, par exemple, la loi « contre le séparatisme » adoptée en 2021 a restreint l’IEF en passant d’un simple régime déclaratif à un système d’autorisation préalable. Une mesure perçue par beaucoup comme une atteinte directe à la liberté éducative.
Une réponse aux besoins variés des enfants
Pour les défenseurs de cette liberté, l’instruction doit s’adapter à chaque enfant, et non l’inverse.
Certains élèves, notamment ceux en situation de handicap ou en souffrance scolaire, trouvent dans l’IEF ou les écoles alternatives un cadre plus bienveillant et stimulant.
« À l’école, mon fils était en souffrance. Depuis que nous avons choisi l’instruction en famille, il a retrouvé le goût d’apprendre »,
témoigne Nadine, mère de deux enfants instruits à domicile.
Les approches éducatives dites alternatives misent sur la personnalisation, la créativité, l’autonomie et le respect du rythme de l’enfant. Elles offrent des environnements où l’enfant est acteur de son apprentissage, loin de la pression des notes ou des méthodes standardisées.
En cette Journée Internationale pour la Liberté de l’Instruction, les acteurs engagés appellent les États à sortir de la logique de méfiance, à cesser la stigmatisation, et à mettre en place un accompagnement bienveillant. Ils demandent la reconnaissance de la pluralité des parcours éducatifs et la cohabitation pacifique entre école classique et alternatives pédagogiques.
Parce qu’un enfant qui apprend dans un cadre libre et respectueux est un enfant qui s’épanouit, il est crucial de défendre la liberté d’instruction comme un pilier d’une éducation réellement inclusive, humaine et tournée vers l’avenir.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
