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Clôture en beauté, émotion vive et engagement social ; la session Kino au Féminin s’est achevée à Bukavu avec la projection du film « Les maris de mes filles », une œuvre poignante de la scénariste Thérèse Kabuo Tyalendo.
Mère de quatre enfants et passionnée de cinéma, elle y dénonce la pression que certaines mères exercent sur leurs filles pour qu’elles épousent des hommes riches, au détriment de l’amour et du respect.

« Beaucoup de parents veulent que leurs filles épousent uniquement des hommes riches, peu importe leurs sentiments. C’est ça que nous avons voulu dénoncer »,
explique Thérèse
.

Le film met en scène une mère qui tentent d’imposer à ses filles des mariages guidés par des critères matérialistes.
Le scénario explore avec justesse les tensions, les désaccords et l’éveil progressif à l’importance de laisser aux jeunes filles la liberté de choisir leur avenir.

Une première réalisation réussie pour Pascaline Furaha

Derrière la caméra, Furaha Pascaline, jeune cinéaste passionnée, signe ici son tout premier film.
Malgré les obstacles retards, pannes techniques, stress elle a su garder le cap.

« C’était dur, mais je suis fière. J’ai appris à gérer une équipe, à garder la vision, même sous pression. C’est un rêve devenu réalité »,
confie-t-elle avec émotion après la projection.

Une œuvre qui résonne dans les cœurs

La salle de projection a vibré au rythme des émotions. Rires, larmes, réflexions.
Le film a trouvé un écho fort dans le public.

« Ce film m’a rappelé les conflits que nous avons eus à la maison quand ma sœur a voulu épouser un mécanicien »,
témoigne Sylvain Igwabi, 22 ans.
Quant à Naomie Mazambi, elle avoue avoir pleuré :

« Les mamans doivent comprendre que le bonheur de leurs filles passe avant les voitures ou les maisons. »

Une clôture marquée par la fierté féminine

La projection s’est achevée ce vendredi 12 septembre ,sous les applaudissements, suivie de discours chaleureux des organisateurs.
L’ambiance était festive, marquée par une forte solidarité féminine.
Les formatrices, les réalisatrices et toute l’équipe technique ont été saluées pour leur travail et leur engagement.

Au-delà du cinéma, « Les maris de mes filles » porte un message clair : il est temps de laisser les jeunes filles faire leurs propres choix, sans pression ni marchandage.
Un message porté avec talent, courage et sensibilité par une nouvelle génération de femmes cinéastes.

Louise Bibentyo Volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu

Auteur/autrice

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