
À l’occasion de la Journée internationale de prévention du suicide, célébrée ce mercredi 10 septembre 2025, le psychologue Idriss Baninde a lancé un appel fort à l’ensemble des acteurs communautaires pour briser le silence et la stigmatisation liés aux troubles mentaux, souvent à l’origine de nombreux cas de suicide.
Selon lui, les habitants de la province du Sud-Kivu sont particulièrement exposés aux troubles psychologiques, dans un contexte marqué par l’instabilité sécuritaire, la crise économique, ainsi que d’autres difficultés de la vie quotidienne. À cela s’ajoutent des traumatismes familiaux, des catastrophes comme les incendies, et un manque d’accompagnement psychosocial.
« Alors que le monde célèbre cette journée, notre population traverse une période très difficile. Les facteurs de détresse psychologique se multiplient, et dans un tel contexte, le risque de suicide augmente considérablement»,
a-t-il averti.
Appel à la mobilisation communautaire
Pour faire face à cette réalité, Idriss Baninde appelle les organisations humanitaires à travailler en synergie avec le personnel de santé mentale afin de renforcer les capacités des relais communautaires, des structures de jeunes, des leaders religieux, ainsi que des médias locaux. L’objectif est d’impliquer chaque acteur à son niveau pour favoriser la sensibilisation, briser les tabous et lutter contre la stigmatisation des personnes vivant avec des troubles mentaux.
Il insiste également sur la nécessité de rendre les soins en santé mentale plus accessibles à toutes les couches de la population, estimant qu’il s’agit d’un pas essentiel vers la réduction des cas de suicide dans la région.
En conclusion, le psychologue plaide pour une mobilisation collective:
« Tous pour la promotion de la santé mentale et la lutte contre le suicide dans nos communautés »,
a-t-il affirmé.
Parce qu’écouter la jeunesse, c’est déjà préparer l’avenir.
Loni Irenge Joël volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
